Roméo et Juliette au CNA

Un classique revu et corrigé

«Dans la nouvelle chorégraphie, l'histoire est véritablement racontée... (Courtoisie, CNA)

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«Dans la nouvelle chorégraphie, l'histoire est véritablement racontée à travers la danse. Alexeï est plus proche du texte, plus littéral dans sa version du ballet», croit Étienne Lavigne, qui interprète Tybalt.

Courtoisie, CNA

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Maud Cucchi
Maud Cucchi
Le Droit

Le soir, Étienne Lavigne danse La Duchesse dans Alice au pays des merveilles. Le jour, il répète le rôle de Tybalt, le cousin belliqueux de Juliette, dans la super-production du Ballet National du Canada, Roméo et Juliette, présentée du 31janvier au 2février prochains au CNA.

«Encore!», s'étonneront ceux qui ont déjà vu l'incontournable shakespearien, dans la même salle en 2009, avec sensiblement la même distribution. Étienne Lavigne reprend son personnage, tout comme les danseurs principaux Guillaume Côté et Heather Ogden qui ont porté haut les couleurs du couple italien depuis 2002, leur mariage hors scène ne gâtant rien à l'affaire. À la différence qu'il s'agit là d'une nouvelle version revue et corrigée en 2011 par le maître prisé des ballets classiques, le chorégraphe russe Alexeï Ratmansky (ex-directeur artistique du Bolchoï), pour souligner les 60 ans de la compagnie canadienne. Et que les célèbres tourtereaux du BNC ne dansent plus dans la même distribution.

«Alexeï avait une idée spécifique du couple interprétant Roméo et Juliette, et le duo Guillaume Côté/Elena Lobsanova lui semblait plus naturel», répond Étienne Lavigne pour dissiper tout soupçon. La danse en avant-scène, les potins aux vestiaires.

Toujours plus grand

Rien n'était trop beau pour célébrer les soixante ans de la compagnie, ni la scénographie «gigantesque», confiée à Richard Hudson (Le roi lion) qui se serait pourtant astreint à un certain minimalisme moderne, selon M.Lavigne, ni le million de dollars - voire plus - investi pour donner un nouveau souffle aux amoureux interdits de Vérone.

«Chez Cranko [le précédent chorégraphe], les personnages dansaient, puis s'arrêtaient pour que le récit soit conté. Dans la nouvelle chorégraphie, l'histoire est véritablement racontée à travers la danse. Alexeï est plus proche du texte, plus littéral dans sa version du ballet», laisse entrevoir Étienne Lavigne, tout en mettant en exergue la signature russe de Ratmansky: «Un travail très ancré au sol, avec des frappes, notamment dans la première apparition du corps de ballet». La partition de Prokofiev, toujours au rendez-vous, prolonge en musique la saveur slave.

Plus de détails dans LeDroit du 29 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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