Vincent Lindon est Rodin, Sofia Coppola trop sage

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Voici les hommes, les femmes, les films, événements et anecdotes qui ont marqué la septième journée de la compétition du 70e Festival de Cannes, mercredi.

Les hommes

Vincent Lindon :  Il est Rodin. Un rôle sur-mesure offert par Jacques Doillon à cet acteur taiseux. Deux ans après le triomphe de La Loi du marché et son prix d'interprétation à Cannes, Vincent Lindon, 57 ans, s'est glissé dans la peau du grand sculpteur, «homme en colère» comme il les aime.

Jacques Doillon : De retour en compétition officielle à Cannes, 33 ans après La Pirate, le réalisateur français montre Rodin dans son atelier, travaillant la matière et inventant la sculpture moderne. Pour traduire la sensualité du travail de Rodin, Doillon a tourné avec deux caméras des plans séquences, ce qui apporte une grande fluidité à la mise en scène qui s'apparente parfois à une chorégraphie.

Les femmes

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Sofia Coppola

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Sofia Coppola : en lice pour la Palme d'or, la cinéaste américaine a présenté un remake convenu des Proies de Don Siegel en 1971, qui raconte l'irruption d'un soldat blessé dans un pensionnat de jeunes filles, dirigé par Nicole Kidman. Ce sixième opus, loin des chocs esthétiques et narratifs de Virgin Suicides (1999) et Lost in Translation (2003), reste sage. Le rôle du caporal Mc Burney, joué par Colin Farrell chez Coppola, était tenu à l'époque par Clint Eastwood.

Izïa Higelin :  la pétillante actrice et chanteuse, fille de Jacques Higelin, incarne Camille Claudel, l'élève de Rodin dans le dernier long métrage de Jacques Doillon. Izïa Higelin, virvoltante à l'écran, succède dans le rôle de Camille Claudel à Isabelle Adjani enrôlée par Bruno Nuytten en 1988, mais aussi Juliette Binoche sous la direction de Bruno Dumont en 2013.

Séverine Caneele : dix-huit ans après avoir reçu le Prix d'interprétation féminine pour son rôle dans «L'Humanité» de Bruno Dumont, Severine Caneele est de retour à Cannes dans le «Rodin» de Jacques Doillon. Elle joue Rose, la compagne des bons et mauvais jours du sculpteur de génie. L'actrice n'avait rien tourné depuis 13 ans et a figuré au total dans 5 films. La récompense gagnée en 1999 avait suscité une énorme polémique car Severine Caneele n'était pas actrice à l'époque, mais travaillait en usine où elle triait des fruits et légumes.

Le duo du jour

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Nicole Kidman et Colin Farrell

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Nicole Kidman et Colin Farrell : Cannes a retrouvé pour la deuxième fois en trois jours ce duo chic et glamour pour Les Proies. Le couple était déjà lundi en compétition et avait cette fois impressionné dans un film autrement plus troublant, Mise à mort du cerf sacré du Grec Yorgos Lanthimos.

La barbe du jour

Celle de Vincent Lindon pour jouer Rodin. Pour s'offrir la célèbre barbe du sculpteur, l'acteur a dû supporter près de 8 mois de pousse et de tailles. Pour mieux s'imprégner du personnage, il a appris la sculpture pendant 6 mois, à raison de plusieurs heures par jour : «Tout cela était obligatoire. Pour moi, pour Jacques (Doillon)», a-t-il dit en conférence de presse.  «Pour être si modernes, si transgressifs, les artistes ont, je pense, une petite bestiole dans la tête.»

L'avis des critiques

A quatre jours du palmarès, Faute d'amour du Russe Andreï Zviaguintsev, film étouffant sur la disparition de l'enfant et qui interroge la société russe, et 120 Battements par minute du Français Robin Campillo, évoquant le combat contre le sida de l'association Act Up-Paris, restent les favoris des critiques étrangers et français. La Japonaise Naomi Kawase, première réalisatrice en lice pour la Palme, n'a pas convaincu avec son poétique Vers la lumière.

Avec Le Jour d'après, fable sur le sentiment tout en légèreté, le Sud-coréen Hong Sang-soo, s'en tire nettement mieux, sans se qualifier parmi les favoris.




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