19e FFO: au bonheur des cinéphiles

La sélection du FFO reflète les préoccupations contemporaines,... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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La sélection du FFO reflète les préoccupations contemporaines, à travers de multiples enjeux de société importants, a souligné le fondateur, Didier Farré, ici au côté du comédien Roc Lafortune, l'un des deux co-présidents d'honneur de cette édition 2017, avec Michel Cusson.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Une programmation alléchante, ne lésinant ni sur l'humour ni sur les films d'auteur. Qui fait la part belle aux films étrangers sans oublier le cinéma d'ici.

Et un festival chapeauté de deux présidents d'honneur, plutôt qu'un : le comédien d'origine gatinoise Roc Lafortune et le compositeur Michel Cusson. 

Le Festival du film de l'Outaouais (FFO) a dévoilé mardi l'alléchante liste des films qui seront à l'affiche de sa 19e édition, qui se tiendra du 23 au 31 mars - au Cinéma 9, au cinéma Aylmer, pour l'essentiel.

Bombardés de 63 longs métrages, dont 16 productions québécoises, les cinéphiles auront l'embarras du choix, en naviguant dans les eaux de cette programmation « impressionnante », dixit le président-fondateur du FFO, Dider Farré.

Le festival débutera avec La fille de Brest, présenté lors du gala d'ouverture, le 24 mars. Ce film d'Emmanuelle Bercot a pour toile de fond le scandale du Mediator, un médicament dont la nocivité avait été identifiée par un médecin d'Ottawa, a souligné Didier Farré. 

C'est toutefois la veille que commencera véritablement le FFO, avec la projection - en grande première nord-américaine - de Demain tout commence, comédie d'Hugo Gélin dans lequel Antoine Bertrand (Louis Cyr) donne la réplique à Omar Sy (Intouchables). 

Il s'achèvera dans la même atmosphère détendue, alors que la toute nouvelle comédie policière de Dany Boon, Raid dingue, sera présentée lors de la soirée de clôture. C'est au cours de ce gala que seront remis les traditionnels Totems d'or (prix de la critique et prix du jury, auquel se greffe cette année le tout nouveau prix du jury étudiant) ainsi que le prix du public.

Pour le prix de la critique, les jurés devront trancher entre Polina, danser sa vie (avec Juliette Binoche) ; La mécanique de l'ombre (avec François Cluzet) ; L'outsider (de Christophe Barratier, adaptant au grand écran les mémoires du trader français Jérôme Kerviel sur une fraude bancaire monumentale), le film québécois D'encre et de sang ainsi que Noces, un drame ayant pour cadre le Pakistan. Le réalisateur de Noces, Stephen Streker, et la vedette du film, Lina El Arabi, viendront à Gatineau présenter leur film.

Les prix du jury et du jury étudiant devront être départagés entre Mr Oves (en lice aux Oscars), La Danseuse, Ce sentiment de l'été, La route d'Istanboul et un biopic sur Louis-Ferdinand Céline.

Entre les deux galas, les gatinois auront la chance de découvrir des films étrangers couronnés d'éloges (Le client, de l'Iranien Asghar Farhad ; Land of Mine [Les oubliés] du Danois Martin Zandvliet ; Toni Erdmann, de l'Allemande Maren Ade), d'évaluer les chances des films pressentis aux Oscars (Elle ; Manchester By the Sea ; Moonlight et La La Land) et de se familiariser avec les plus récents films de quelques grands noms du Septième art, tels Woody Allen, Pedro Almodovar, Ken Loach, François Ozon et André Téchiné. 

Au chapitre du cinéma « d'ici ». Les cinéphiles auront l'occasion de voir ou revoir Ça sent la coupe, Nelly et Juste la fin du monde de Xavier Dolan. Sans oublier 1:54, Un ours et deux amants et Ceux qui font les révolutions à moitié, dont  les réalisateurs respectifs - Yan England, Kim Nguyen, Simon Lavoie et Mathieu Denis - animeront des classes de maître dans le cadre du festival, tout comme Roc lafortune, Michel Cusson et le peintre Marc Séguin, auteur du récent film Stealing Alice.

Trois films d'animation, dont La tortue rouge, s'adressent plus spécifiquement au jeune public. 

Des courts-métrages précéderont les projections. L'UQO se concentrera sur la projection de documentaires, parmi lesquels Le Messager, portant sur le peintre Jean Dallaire.




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