La spiritualité, vue par Martin Scorsese

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Martin Scorsese était à Paris afin de présenter son nouveau film Silence.

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Agence France-Presse
Paris

Pour le réalisateur américain Martin Scorsese, venu à Paris présenter son film Silence sur des Jésuites au Japon au XVIIe siècle, nous «ne devrions pas abandonner la spiritualité», malgré les «terribles événements» dans le monde liés à la religion.

«De nos jours, à cause de tous les changements qui interviennent dans le monde, des progrès de la technologie et des événements terribles que nous vivons, d'une certaine façon l'ordre établi que représente une spiritualité superficielle n'est plus accepté par la société, ou remis en question», a déclaré le cinéaste de culture catholique, lors d'une conférence de presse.

«J'ai pensé que cette histoire pourrait ouvrir un dialogue» sur «la spiritualité», la «nature spirituelle de l'être humain», a ajouté le cinéaste de La dernière tentation du Christ. «Je pense que c'est quelque chose que nous ne devrions pas abandonner, et dont ne devrions pas être si certains qu'elle n'existe pas».

Longue fresque dépouillée, en salles en France le 8 février, adaptée du livre éponyme de Shusaku Endo, Silence suit deux Jésuites portugais au XVIIe siècle (Andrew Garfield et Adam Driver) partis au Japon sur les traces de leur mentor, le père Ferreira (Liam Neeson), à une époque où les chrétiens sont victimes de persécutions dans ce pays.

Le cinéaste oscarisé de Taxi Driver dit se sentir «très proche de cette histoire».

«Je n'ai rien à cacher. Ce film, c'est ce que je suis aujourd'hui. Je ne suis pas à la mode», a ajouté le réalisateur de 74 ans.

Martin Scorsese a eu ce projet en tête pendant «plusieurs décennies», et plusieurs acteurs y ont été successivement impliqués avant qu'il puisse finalement le réaliser.

Le réalisateur a précisé que «trois ou quatre acteurs» avaient aussi refusé de faire le film, parce qu'ils «ne croyaient pas au sujet, à un personnage associé à la religion», car elle «ne faisait pas partie de leur vie».

Le réalisateur, qui a rencontré le pape François en novembre à Rome, où il est venu présenter son film, a indiqué que le film «l'habitait encore» et qu'il n'avait «pas l'impression qu'il était fini».

«En un sens, ce film est celui qui a eu le plus de connexions avec ma vie personnelle», a-t-il dit. «J'ai l'impression que ce n'est pas comme les autres films que j'ai faits (...) Je vis toujours avec.»




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