Le Brexit du Festival du film de l'Union européenne

Tom McSorley directeur de l'Institut canadien du film... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Tom McSorley directeur de l'Institut canadien du film et Marie-Anne Coninsx, ambassadrice de l'Union européenne au Canada

Patrick Woodbury, LeDroit

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Après le Brexit, le Fexit ? Le festival du film de l'Union Européenne revient poser ses bobines à Ottawa du 11 novembre au 4 décembre mais ne peut plus compter sur la participation du Royaume-Uni pour sa 31e édition.

La sortie de l'Union européenne n'est pas encore effective - encore faut-il activer l'article 50 du traité de Lisbonne, mais le Haut-commissariat britannique n'attendra pas 2019 pour se retirer de la programmation. Chaque année depuis trois décennies, les ambassades des pays membres de l'Union européenne soumettaient un film représentant leur pays.

Autre nouveauté, la manifestation se déroulera uniquement en fins de semaine, à raison de trois films les samedis et deux les dimanches. 

«En semaine, les séances étaient moins populaires,» a remarqué Tom McSorley, l'organisateur de l'événement et directeur de l'Institut canadien du film (ICF). L'indisponibilité du cinéma ByTowne à cette période déplace l'événement au théâtre River Building de l'Université Carleton où l'ICF a déjà ses quartiers pour d'autres événements - les festivals des films africains et latino-américains notamment.

Mis à part la Grèce, Malte et le Royaume-Uni, les 25 autres pays membres de l'Union européenne ont répondu présents à la programmation. Pour le public, c'est l'occasion de venir découvrir les longs-métrages récents sélectionnés par les ambassades et conseillés par M. McSorley. Engagés, souvent ancrés dans la société contemporaine, ils sont une vitrine de la mosaïque de la pensée européenne, avec ses doutes et aspirations. 

«Cette année, nous présentons sept drames historiques, cinq films existentiels, quatre comédies et quatre drames familiaux», dénombre le programmateur.

Parmi ses suggestions personnelles, le film français Médecin de campagne de Thomas Lilti (25 novembre), la chronique d'un passage de relais difficile entre un médecin de campagne (François Cluzet) et sa remplaçante (Marianne Denicourt). Mais aussi l'estonien In the crosswind, d'après un scénario de M. Helde sur l'épuration ethnique des pays baltes en 1941, «un film composé en noir en blanc comme un tableau vivant,» présente M. McSorley.

Cette année, ses préférences se portent plutôt sur l'Europe de l'est - en Slovénie avec la comédie Dual, du réalisateur Nejc Gazvoda, où l'on suit deux femmes déambulant dans Ljubljana à la manière d'un Taxi Téhéran (25 novembre) - et plus à l'est, en Croatie, avec cette histoire rocambolesque de curé qui, pour repeupler sa paroisse, décide de saboter des préservatifs (The Priest's children de Vinko Bresan, projeté le 12 novembre). Une dernière suggestion : Underdog, de Ronnie Sandahl, l'exil d'une Suédoise au chômage partie tenter sa chance en Norvège. L'histoire de nouveaux départs et, en filigrane, des relations entre la Norvège et la Suède, décrit Tom McSorley (2 décembre). Soit quatre fins de semaine consécutives pour un tour d'Europe en cinémascope !

Pour y aller

Quand ? 11 novembre au 4 décembre

? Université Carleton, Théâtre River Building

Renseignements ? www.cfi-icf.ca

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