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Le Festival du film africain se tiendra au cours des deux prochains week-ends.

Courtoisie

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Le Festival du film africain d'Ottawa (FFAO) entamera sa deuxième édition au Théâtre du River Building de l'Université Carleton. Les projections de dérouleront tout au long des deux prochaines fins de semaine (du 14 au 16, puis les 21 et 22 octobre).

La programmation se veut représentative des cinq grandes régions du Continent Noir, fait valoir l'Institut du film canadien (IFC), qui a sélectionné les films en collaboration avec le département de cinéma de l'université et son Institut d'études africaines. 

«Le festival constitue une excellente opportunité de réaliser toute la profondeur et la richesse du cinéma africain, à travers un éventail de lentilles. La sélection de cette année est à la fois invitante et désarmante, et chaque film est l'écho de voix impressionnantes et émergentes», a indiqué le directeur exécutif de l'IFC, Tom McSorley.

Chacune des cinq soirées du festival braquera ses projecteurs sur une région, à travers un film dépeignant la réalité africaine, qu'elle soit traitée à travers l'angle social, intime ou politique. Certains films peuvent être critiques ou poser un regard plus contemplatif, font valoir les organisateurs.

«La sélection de cette année met l'accent sur des voix neuves et innovantes», analyse Aboubakar Sanogo, professeur adjoint au département de cinéma de l'Université Carleton, qui fait partie du comité de sélection.

Il est ainsi ravi de pouvoir faire découvrir le tout premier long métrage de la Tunisienne Leyla Bouzid (À peine j'ouvre les yeux, qui ouvrira le festival, ce vendredi) et celui du Sud-Africain Sibs Shongwe La-Mer (Necktie Youth, qui plante sa caméra dans les faubourgs de Soweto, un an après les émeutes de 1976).

Le Rwandais Kivu Ruhorahoza offrira quant à lui son second long métrage, Things of the Aimless Wanderer, en clôture du festival. À travers de multiples récits, le réalisateur explore la figure du mâle exerçant son autorité sur la femme, que ce symbole de domination, voire de menace, prenne la forme d'un explorateur blanc du XIXe siècle, celle d'un journaliste étranger ou d'un Rwandais trempé dans des manoeuvres politiques louches.

Le Sénégalais Alain Gomis livrera Tey (Aujourd'hui), dans lequel on suit la journée de Satché, un homme apparemment en bonne santé, mais persuadé qu'il ne lui reste plus que 24 heures à vivre. Le festival présentera aussi Hissein Habré, une Tragédie Tchadienne, signé Mahamat-Saleh Haroun. Il s'agit d'un des rares documentaires tchadiens. Celui-ci se penche sur les noires années du régime du président Hissène Habré, qui, de 1982 à 1990, commit de nombreuses exactions avant d'être inculpé pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et actes de torture. La Cour internationale de justice l'a condamné à la prison à perpétuité en 2016.

Tous les films retenus sont présentés dans leur version originale, accompagnée de sous-titres en anglais, et projetés en première ottavienne.

Pour y aller

Quand : 14 au 16, 21, 22 octobre

Où : Théâtre du River Building

Billets : cfi-icf.ca

Tél. : 613-232-6727

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