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«Juste la fin du monde»: Dolan n'avait pas initalement compris la pièce

Le réalisateur Xavier Dolan, en compagnie de l'actrice... (Graham Hughes, La Presse canadienne)

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Le réalisateur Xavier Dolan, en compagnie de l'actrice Léa Seydoux, dans le cadre de la tournée de promotion du film «Juste la fin du monde».

Graham Hughes, La Presse canadienne

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Montréal

Tourné en moins d'un mois, le film «Juste la fin du monde» est adapté d'une pièce de théâtre que même son réalisateur, Xavier Dolan, affirme ne pas avoir complètement saisie ni appréciée dès sa première lecture.

Au cours d'une rencontre avec la presse, mardi à Montréal, aux côtés de la productrice du film, Nancy Grant, et des comédiens Nathalie Baye, Léa Seydoux et Gaspard Ulliel, Xavier Dolan a raconté que c'est la comédienne québécoise Anne Dorval qui lui avait fait connaître cette pièce de théâtre, il y a cinq ou six ans, lorsqu'il se trouvait un soir chez elle.

«Je l'ai lue. Je n'ai pas nécessairement compris immédiatement ce que je lisais. Et puis avec le temps, j'ai vu tout à coup ce qui, je pense, m'attire systématiquement dans quelque chose, c'est-à-dire des personnages qui sont humains, parce qu'ils sont imparfaits, parce qu'ils ont des problèmes. Pour moi, le cinéma, c'est forcément un problème qu'on doit régler; un film c'est toujours un problème», a lancé M. Dolan.

«Juste la fin du monde» raconte une histoire qui se passe en un après-midi, dans une famille. Un jeune auteur revient dans son village natal après 12 ans d'absence pour annoncer sa mort prochaine.

Le tournage a été «très intense», a duré une vingtaine de jours au total. Et les acteurs se sont trouvés tous ensemble durant six jours seulement, a noté M. Dolan.

«On a tourné la scène finale, la scène d'implosion, la troisième et la quatrième journée. Après cette scène, les techniciens, les gens, moi, avons éclaté en sanglots par émotion, parce que c'était tellement touchant et tellement, tellement intense», a rapporté le cinéaste, visiblement exténué par toutes ses activités de promotion.

«Juste la fin du monde» a déjà remporté le Grand Prix du Festival de Cannes. Le film a aussi été présenté en première nord-américaine au TIFF, le Festival international du film de Toronto.

«Le but n'était pas de chasser le théâtre - souvent, quand on adapte une pièce, les gens disent 'ah c'est super, je n'ai pas senti le théâtre'. Moi, je m'en foutais un peu qu'on sente le théâtre. C'est une adaptation d'une pièce de théâtre; c'est une langue qui est théâtrale, très sophistiquée, très structurée, très complexe. Il ne fallait pas en avoir peur», a opiné M. Dolan.

Le cinéaste a répété que «Juste la fin du monde» représentait beaucoup pour lui. «C'est le film dont je suis le plus fier. J'ai dit plus tôt cette année que c'était mon meilleur film. Quand je le regarde, c'est le film que j'ai fait que je trouve le plus entier. Tous les éléments sont en place et en même temps, ce que je recherche quand je regarde un film, c'est que tous ces éléments qui font l'histoire - la musique, la lumière, le jeu, le dialogue, l'action - que tout soit simultané, en fait, qu'il y ait une unité», a-t-il commenté.

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