Le FFO atteint la majorité

Le président du FFO, Didier Farré, en compagnie... (Martin Roy, LeDroit)

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Le président du FFO, Didier Farré, en compagnie de la présidente d'honneur, Renée-Claude Brazeau.

Martin Roy, LeDroit

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Le Festival du film de l'Outaouais (FFO) a atteint la majorité, alors que la 18e édition du rendez-vous annuel des cinéphiles a été lancée officiellement vendredi soir.

Qui dit majorité, dit nouvelles substances. Au début du gala d'ouverture, une dizaine d'invités d'honneur, en plus de l'ensemble des spectateurs, ont eu droit à une cérémonie de purification.

Équipée d'une plume d'oiseau et d'un petit bol duquel s'élevait une fumée d'herbes brûlées, une jeune chamane a exécuté un « nettoyage énergétique » en envoyant des volutes odorantes sur des personnalités issues principalement du domaine du cinéma, mais aussi du monde médiatique et de la sphère politique.

Une fois tous les chakras remis en place, le directeur général du FFO Didier Farré a perpétué une tradition annuelle en remettant le Totem d'or, hommage décerné à une personne oeuvrant dans l'industrie de la culture.

Cette année, c'est la chroniqueuse au culturel à Radio-Canada Anne Michaud qui a été honorée.

« Ça représente beaucoup, s'est-elle émue. Parce que c'est un travail que je fais avec passion. Même si je manque cruellement de sommeil régulièrement, même si je me lève tôt et je me couche tard souvent, je le fais parce que j'adore ça. Et j'ai conscience du fait que pour les auditeurs, c'est quelque chose qui est important, c'est quelque chose qu'ils apprécient. C'est touchant! »

Voilà 17 ans qu'Anne Michaud critique des livres, des films, des pièces de théâtre et autres formes d'art. Une aventure qui a commencé par « grand hasard ».

« Un jour, en septembre 98, j'ai pris le téléphone et j'ai appelé un gars qui s'appelait Mario Girard, qui a été chroniqueur culturel pendant des années. Je lui ai demandé s'ils pouvaient parler de livres dans leur émission. Il m'a dit : «Vous, vous ne voudriez pas venir en parler?», raconte l'ex-mère au foyer. J'ai dit non, car je n'avais jamais fait de radio! »

L'animateur a tout de même pris son nom en note. Quelques mois plus tard, Anne Michaud parlait de littérature chaque semaine, et de fil en aiguille, elle s'est taillé une place sur les ondes d'ICI Ottawa-Gatineau, où elle jase culture tous les matins.

Programmation majeure

Cette année, le FFO accorde une place plus grande qu'à l'habitude aux films engagés, à l'image de l'actualité des derniers mois. C'est entre autres le cas de la grande première de l'édition 2016, le film Made in France, qui porte sur l'histoire de l'infiltration par un journaliste d'une cellule djihadiste alors que celle-ci planifie un attentat à Paris. Or, après les événements du 13 novembre, la projection du long-métrage de Nicolas Boukhrief a été reportée, si bien que le public n'a jamais pu le visionner. 

« On le voit à l'heure actuelle. La sécurité, c'est une préoccupation pour tout le monde, et ça se reflète dans les films », explique le directeur général du FFO Didier Farré.

La présidente d'honneur du festival Renée-Claude Brazeau lance l'invitation aux célibataires.

« Des fois les gens vont à une date, et ils ne savent pas quoi se dire. En allant voir un film comme ceux qu'on présente ce soir, là, t'es certain d'avoir une discussion toute la soirée. Tu as l'air plus intelligent, plus cultivé... Il me semble que ça remplit des vides! »

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