À voir au FFO: François Arnaud vole la vedette

Le comédien François Arnaud a obtenu le rôle principal du... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le comédien François Arnaud a obtenu le rôle principal du pilote de la nouvelle série dramatique Midnight, Texas.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

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CRITIQUE/ Avec son scénario qui tient dans un mouchoir de poche - les flics à leurs trousses, quatre dangereux voyous sont contraints d'embarquer trois otages dans leur cavale, après avoir commis un braquage sanglant - et ses répliques creuses, Enragés est loin d'être le film du siècle, mais cette coproduction franco-canadienne surprend à plusieurs titres.

D'abord, par son esthétisation de la violence et sa réalisation hyper-nerveuse, digne des films américains, même si on est plus proche du film noir que du film d'action. Il lui aurait fallu davantage de subtilité pour se qualifier «film noir».

Ensuite, par sa distribution. Et notamment la présence du Québécois François Arnaud parmi les quatre psychopathes. Il n'est pas le plus furieux ni le plus violent de la bande (Laurent Lucas a la palme de l'agressivité), mais il est de loin le plus pervers, avec son troisième oeil (tatoué) et ses envies pressantes de déshabiller son otage (Virginie LeDoyen). Arnaud (Les Borgias) vole sans trop de difficultés la vedette à Lambert Wilson (Matrix Reloaded), l'autre prisonnier.

Le fait d'avoir moins de dialogues l'aide à inquiéter, car il dit moins de conneries. Essayant de reproduire une des effets de manche les plus appréciés de Tarantino, le cinéaste Éric Hannezo impose à tous ses comédiens des dialogues d'une extrême banalité au beau milieu de scènes pleines de tension. Sauf que Tarantino sait comment détourner la trivialité, et rendre amusante ou punchée la moindre platitude, alors qu'ici, les comédiens ont souvent l'air idiots, à force d'ânonner des phrases insipides. On ne s'attend pas à ce que les braqueurs de banque soient forcément des lumières, mais il y a des limites à être niais. Dommage, car les acteurs se défendent physiquement plutôt bien, dans ce registre agressif et tendu.

Pour l'Outaouais, une autre jolie surprise (elle pèse une demi-étoile) est d'entendre une pièce instrumentale du Souljazz orchestra jouer à la radio. Et de voir le sociopathe s'attendrir soudain, grâce à la douce mélopée du groupe d'Ottawa.

 

Enragés

Éric Hannezo

Lambert Wilson, Virginie Ledoyen, François Arnaud

** 1/2

Projections

18 mars, 21 h 30, Cinéma 9, salle 4

21 mars, 21 h, Aylmer, salle 4

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