Un FICMO pour s'émouvoir

À l'amiable (France), une perle d'humour noir sur... (Courtoisie)

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À l'amiable (France), une perle d'humour noir sur l'infanticide.

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Pour sa quatrième édition, le «petit frère» du Festival du film de l'Outaouais (FFO), le Festival international du court-métrage de l'Outaouais - ou FICMO - a pris du lustre.

Les nouvelles procédures de réseautage mises en place sur la Toile par l'équipe du FICMO lui ont permis d'obtenir cette année plus de 3500 films, envoyés par 121 pays. C'est dix fois plus de candidatures que l'édition de l'an dernier: «on a été submergés», se réjouit Jacques Gédéon, l'un des organisateurs.

Sur les 3500 films reçus, le jury du FICMO en a sélectionné 59, qui précéderont les films projetés durant le FFO du 17 au 24 mars, et qui auront leur propre compétition.

La soirée de gala du FICMO, qui permettra de visionner ces courts-métrages en rafale, aura lieu le mercredi 23 mars au Cinéma Aylmer. Le jury remettra cinq prix.

Les festivaliers auront l'occasion de rire et s'émouvoir au fil de 8 films d'animation, 9 documentaires et 42 oeuvres de fictions, dont plusieurs québécoises, et quelques-unes tournées en Outaouais, dont Maintenant de Samuel Caron (l'histoire d'un jeune photographe qui, comme les clichés qu'il prend, voudrait arrêter le temps) et Le$$, un documentaire que Francis Leduc et Sara Ben Saud ont réalisé dans le cadre de leurs études au Cégep de l'Outaouais. Peu de vedettes à l'écran, mais l'oreille attentive à la narration reconnaîtra ici ou là les voix de Marc Labrèche et d'Yves Jacques. 

La sélection du FICMO fera voyager aux quatre coins du globe, que ce soit dans la Grande Bretagne de 1863 (The Rain Collector), l'Argentine (Carmen, qui nous fait découvrir une enseignante de tango qui se sert de son art pour secouer les préjugés machistes de la société argentine) ou la France (À l'amiable, une perle d'humour noir sur l'infanticide, envisagé comme solution à un divorce). Une vingtaine de premières canadiennes, et plusieurs premières mondiales, figurent au programme de ces projections.

Maurice (Québec) traite de la fin de vie... (Courtoisie) - image 2.0

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Maurice (Québec) traite de la fin de vie et de ses préoccupations.

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L'humour et la poésie ne font pas défaut à la sélection, mais beaucoup des films reçus cette année traitaient, sur un ton plus grave, d'enjeux comme la guerre, la violence et la religion, note l'ex-animateur d'ICI Radio-Canada Première, Carl Bernier, membre du jury. Ainsi, la fin de vie et ses préoccupations - le choix, la dignité, l'organisation - sujet éminemment contemporain, est traité par le film québécois Maurice et par Les Rides, un «conte pour p'tits vieux» doux-amer, venu de France. La maladie est quant à elle abordée dans Ma crise cardiaque, film d'animation de Sheldon Cohen (Le chandail) en forme de journal intime, qui porte le sceau de l'ONF. Trois films délicats, emprunts de sagesse et chargés d'émotion, qui devraient se démarquer. Le prix coup de coeur du public sera dévoilé durant le gala de clôture du FFO, le 24 mars.

Le réalisateur Roger Cantin (La guerre des tuques) animera quant à lui deux ateliers techniques dans le cadre du FICMO (les 19 et 20 mars, de 13 h à 17 h, au centre DAÏMÕN) et assistera à La Chasse aux courts, florilège de films destinés à la jeunesse (18 mars à... 20 h!, au Cégep de l'Outaouais, Campus Gabrielle-Roy). 

DAÏMÕN hébergera aussi l'événement Cinéma pour l'oreille, avec des films plus expérimentaux (20 mars à 19 h 30).

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