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S'approprier un personnage ancré dans l'inconscient collectif

Nicholas Savard-L'Herbier... (Etienne Ranger, archives LeDroit)

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Nicholas Savard-L'Herbier

Etienne Ranger, archives LeDroit

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Nicholas Savard-L'Herbier a l'habitude de prêter sa voix à divers personnages, en chair et en os ou animés, d'Edward le vampire dans Twilight au Chat dans le chapeau (sur les ondes de Yoopa). «Mais quand tu te retrouves avec la voix de Luc Chicoine dans La Guerre des tuques 3D, tu te dois d'exceller, parce que je veux que les gens l'aiment, mon Luc!» clame-t-il dans un large sourire.

Avoir à défendre un personnage aussi solidement ancré dans l'inconscient collectif de toute une génération vient sans contredit avec son lot de pression face aux attentes du public. Cette pression était toutefois amoindrie du fait que Luc est, dans la mouture 3D, nettement plus introverti que le «boss des bécosses» original incarné à l'époque par Cédric Jourde.

«En modifiant le caractère de Luc, [le réalisateur] Jean-François Pouliot m'a donné la possibilité de m'approprier le personnage en ayant moins à me soucier de la comparaison», souligne Nicholas Savard-L'Herbier. 

Ainsi, dans La Guerre des tuques 3D, Luc n'est pas tant un leader naturel qu'un jeune qui se laisse convaincre de prendre la tête des troupes par ses nouveaux amis. «Ce qui ne l'empêchera pas de prendre ses responsabilités au sérieux!» lance le comédien de 31 ans.

Et ce qui l'obligera, lui, à devoir moduler son interprétation, histoire de rendre l'intériorité du garçon - toujours en deuil de son père et en train de tomber amoureux pour la première fois, avec Sophie, la chef du clan «ennemi».

«Comme moi, tout le monde attend 'LA' réplique du film, quand Luc dit à Sophie: 'T'as de la neige, là', et qu'elle lui répond: 'T'as un trou dans ta mitaine'. J'étais juste soulagé de ne pas avoir à la dire le premier jour, étant donné qu'on n'a pas tourné les scènes dans l'ordre! Mais quand j'ai eu à la faire, j'en ai savouré chaque mot, c'est sûr!»

Il a aussi particulièrement apprécié que ce court - mais si important! - échange survienne dans un nouvel environnement, «et pas nécessairement au moment où tout le monde l'attend».

Par ailleurs, François les lunettes, Chabot et consorts ont influencé le «jeu» de Nicholas Savard-L'Herbier.

«Ces personnages sont tellement plus grands que nature que Luc en paraît d'autant plus terre à terre. Il fallait que je demeure très posé, voire réservé, dans mes intonations. Cela dit, il a une belle courbe dramatique: il n'est assurément plus le même, à la fin du film.»

En fait, «c'est un petit gars sensible, émotif, que je voulais prendre dans mes bras pour lui souffler à l'oreille: 'Envoye, t'es capable!'», renchérit le comédien, qui se réjouit justement de voir Luc mûrir à travers ces deux semaines de vacances.

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