L'été sur grand écran

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Entre gros canons et suites attendues, les salles de cinéma feront le plein de longs métrages pour tous les goûts cet été. Survol de ce qui attend les amateurs d'effets spéciaux et de dialogues truculents au cours des prochains mois.

Ego Trip... (Courtoisie, Films Séville) - image 2.0

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Ego Trip

Courtoisie, Films Séville

Le cinéma québécois se remet en question

Deux comédies québécoises - qui semblent partager un protagoniste faisant table rase du passé - devraient se tailler la part du lion des entrées en salle, cet été.

En juillet, Patrick Huard et Antoine Bertrand se donneront la réplique dans Ego Trip, écrit par François Avard. En août, comptons sur Louis Morissette et Patrice Robitaille, dirigés par Ricardo Trogi, pour nous dérider, avec Le mirage.

Ego Trip (8 juillet) est la toute première réalisation de Benoît Pelletier, mais pas son premier film, puisqu'il a travaillé aux scénarios de De père en flic et Le sens de l'humour.

Un animateur de talk-shows qui a déjà connu la gloire (Huard) débarque à Haïti contre son gré, afin de relancer sa carrière. On attend de lui qu'il aide une ONG oeuvrant à la reconstruction du pays après le séisme. Il est pour cela entouré d'une équipe «médias» aussi zélée que superficielle. L'île parviendra-t-elle à redonner un sens à sa vie ? L'Ottavienne Denise Robert est aux commandes de cette production.

Dans Le mirage (5 août), Ricardo Trogi triture les regrets existentiels d'un homme - campé par Louis Morissette, scénariste et coproducteur du film - qui, arrivé au seuil de la quarantaine, remet en question sa vie, sa réussite et la société de surconsommation dans laquelle il évolue. Julie Perreault et Christine Beaulieu complètent la distribution.

On pourra voir Roy Dupuis dans deux films en juillet. D'abord dans Le bruit des arbres, où il donnera la réplique au jeune Antoine L'Écuyer, qui campe son fils. Celui-ci préfère le hip-hop et les virées entre chums plutôt que les tâches forestières qu'on lui impose dans la scierie familiale au fond du Bas-Saint-Laurent. François Péloquin brosse ici «un film en 30 tableaux qui présentent l'adolescence, ses rêves et ses peurs, hors des grands centres urbains». Roy Dupuis sera ensuite au côté de Julie Deslauriers, dans Là où Attila passe. Ce drame d'Onur Karaman relate l'histoire d'un jeune Turc adopté par un couple québécois, et qui, devenu jeune homme, tente de se réconcilier avec ses origines.

En août, dans la tragicomédie Le coeur de Madame Sibali, on découvrira les mésaventures d'une femme cardiaque, Jeannette, talonnée par le fils de celle dont on lui a greffé le coeur. Le film réunit Marie Brassard, Francis La Haye et Michel Forget.

À plus petits budgets, on attend la comédie Ce qu'il ne faut pas dire (29 mai), de Marquise Lepage; le suspense Antoine et Marie (19 juin), de Jimmy Larouche, avec Sébastien Ricard et Guy Jodoin; et Montréal la blanche (août) de Bachir Bensaddek, qui creuse le dialogue entre un chauffeur de taxi et sa passagère, tous deux immigrants.

Du côté de la France

On ne s'épanchera pas longtemps sur les sorties françaises, les distributeurs étant souvent trop frileux pour les exposer aux écrans de l'Outaouais. À chacun ses caprices...

Emmanuel Mouret (L'art d'aimer) renoue avec la comédie sentimentale avec Caprice (12 juin).

François Ozon nous emmène à la rencontre d'Une nouvelle amie. Ce drame, qui met en vedette Romain Duris, Anaïs Demoustier et Raphaël Personnaz, a largement été tourné dans la banlieue de Montréal.

Il faudra choisir entre Papa ou maman (12 juin), de Martin Bourboulon, qui se penche sur un couple bien décidé à réussir son divorce.

Raphaël Personnaz, Nathalie Baye et Olivier Gourmet sont au centre du polar L'affaire SK1 (19 juin). Dans la comédie romantique À trois on y va (26 juin), un couple prend pour maîtresse... la même femme. La comédienne Lucie Borleteau tient la caméra de Fidelio, l'odyssée d'Alice.

Ludivine Sagnier s'invite au Tristesse Club (10 juillet), une comédie aux allures de jeu de pistes. Thriller faustien, Un homme idéal (17 juillet) met en scène Pierre Niney dans un rôle d'écrivain raté qui connaît la gloire en s'appropriant le manuscrit d'un homme décédé.

L'auteur du bouleversant Elle s'appelait Sarah, Gilles Paquet-Brenner visitera quant à lui Dark Places (Les lieux sombres), le 7 août.

Sens dessus dessous... (Courtoisie, Media Films) - image 3.0

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Sens dessus dessous

Courtoisie, Media Films

Des Minions, des pixels et des cervelles

Pour le jeune public, les studios Pixar mettront les cerveaux Sens dessus dessous dès le 19 juin. On est très intrigué par ce film d'animation qui joue avec les émotions par le biais d'une «salle des commandes» où d'étranges bibittes téléguident les pulsions humaines. Pete Docter (Là-haut) réalise. Au Québec, on entendra les voix de Xavier Dolan, Réal Bossé, Édith Cochrane et Charlotte Le Bon.

Les Minions sont de retour le 10 juillet. On découvrira les origines de cette horde jaune et hilarante découverte dans Détestable moi. Et l'extinction qui les guette.

Dans Pixels (24 juillet), de Chris Columbus (Harry Potter), Pac Man, Donkey Kong et d'autres personnages de jeux vidéo classiques attaquent New York. L'armée doit faire appel à des joueurs experts pour les combattre. Avec Adam Sandler, Peter Dinklage... et plein de clins d'oeil à Independance Day, Ghostbusters, King Kong, etc.

Les studios britanniques Aardman (Wallace et Grommit ; Poulets en fuite) préparent la «bêle» histoire de Shaun le mouton (7 août).

Les amateurs d'anime pourront apprécier Souvenirs de Marnie (5 juin), du Japonais Hiromasa Yonebayashi. L'histoire d'une amitié entre deux adolescentes, aux fins fonds d'un marécage.

Les bonshommes en plastique d'une table de baby-foot vont prendre vie et aider un adolescent à sauver sa ville, dans le film d'animation Underdogs (Metegol, 14 août), qui vient d'Argentine.

Le Monde jurassique ... (Courtoisie, Universal Pictures) - image 4.0

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Le Monde jurassique 

Courtoisie, Universal Pictures

L'été jurassique

L'été demeure, au cinéma, le temps fort des suites. Cette année ne fait pas exception.

On vous laisse deviner ce qui gratte à la porte de Monde jurassique (12 juin), alias Parc Jurassique 4. La rupture du titre exprime le changement de garde au plan des comédiens, bien que Steven Spielberg demeure producteur exécutif de la franchise. La présence d'Omar Sy, DB Wong, Vincent D'Onofrio et Bryce Dallas Howard devrait aider à faire le deuil des personnages d'origine.

Arnold Schwarzenegger campera un robot vieillissant dans Terminator Genisys (1er juillet). Pour contourner le problème des rides, les scénaristes plongent Sarah Connor dans un nouvel espace-temps. De son côté, Tom Cruise reprend le rôle d'Ethan Hunt dans La Nation Rogue, cinquième volet de Mission: Impossible (31 juillet). La réalisation a été confiée à Christopher McQuarrie, en remplacement de Brad Bird.

Marvel redémarre sa franchise Les Quatre Fantastique (7 août), qui n'était pourtant rendu qu'à la deuxième base. Ant-Man (17 juillet) n'est pas une suite, à proprement parler, mais s'inscrit dans l'univers Marvel. Un super-soldat de la taille d'un insecte... ridicule? C'est méconnaître le personnage! Paul Rudd y est épaulé par Michael Douglas et Evangeline Lilly.

Le Transporteur revient rechargé (19 juin). Il s'appelle toujours Frank Martin, mais a les traits d'Ed Skrein et non plus ceux de Jason Statham. Seth MacFarlane refera dire des grossièretés à Ted l'ours toutou dans Ted 2 (26 juin). Et Channing Tatum se ré-effeuilleura dans la comédie Magic Mike, version XXL (1er juillet). Steven Soderbergh s'est contenté de produire, préférant confier la caméra à Gregory Jacobs.

Entourage... (Courtoisie, Warner Bros.) - image 5.0

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Entourage

Courtoisie, Warner Bros.

De gros canons pour meubler l'été

Gros blockbuster à surveiller: la comédie Entourage (5 juin), adaptée de la télésérie à succès de HBO où l'on suit les péripéties - éminemment satiriques - d'une bande d'amis partis à la conquête des hauts plateaux d'Hollywood.

Comme dans la série, on croisera une tonne de vedettes, dans leur propre rôle... ou presque. Le film saura-t-il conserver l'esprit piquant de la série? Il n'y a pas de raison, puisque l'équipage reste le même, des comédiens au scénariste-réalisateur Doug Ellin, en passant par Mark Wahlberg à la production.

D'autres comédies

Le grand spécialiste de la comédie Judd Apatow annonce Trainwreck (17 juillet), sur une femme anti-monogamie qui tombe sur sa perle rare. Le film est porté par la nouvelle égérie de la chaîne Comedy Central, l'humoriste Amy Schumer, qui signe également le scénario. La distribution compte sur plusieurs comédiens de Saturday Night Live.

Owen Wilson et Zach Galifianakis sont Les grands génies (Masterminds, 7 août) de Jared Hess. Le chauffeur d'un camion blindé transportant chaque jour des millions de dollars se laisse tenter par un plan foireux, et participera à un hold-up organisé par une équipe d'imbéciles...

Espionne (5 juin) met en scène Melissa McCarthy (The Heat), une agente de la CIA rondelette qui abandonne son bureau pour du travail de terrain.

La comédie annuelle de Woody Allen, qui s'intitule Irrational Man, est prévue pour le 7 août. Le réalisateur y retrouve Emma Stone et s'acoquine pour la première fois à Joaquin Phoenix. Ce dernier campe un prof de philo qui tombe amoureux d'une de ses étudiantes. Dans le genre autothérapie, on ne peut pas faire plus «allenien» que ça...

Des drames

Le toujours pertinent Jonathan Demme s'attaque à Ricki and the Flash (7 août), dans lequel un tandem mère-fille, Meryl Streep et Mamie Gummer, campe... un tandem mère-fille. C'est l'histoire de Ricki (Streep), une femme qui a délaissé sa famille pour se consacrer à son groupe de rock, The Flash. Elle y reviendra, beaucoup plus tard, pour soutenir sa fille qui s'apprête à divorcer. Maman devra «faire face à la musique» cette fois. Diablo Cody (auteure oscarisée de Juno) signe le scénario. Kevin Kline joue le père.

L'Américain Alfonso Gomez-Rejon revient du dernier festival de Sundance fort du succès de Me and Earl and the Dying Girl (26 juin), qui raconte le rapprochement d'un jeune cinéaste et d'une amie d'enfance atteinte de leucémie. Alejandro Amenabar (La mer intérieure) promet pour le 28 août le suspense Regression.

Des thrillers

Kevin Costner, Gary Oldman, Tommy Lee Jones et Ryan Reynolds partagent l'affiche de Criminal (21 août), un thriller futuriste où tous les souvenirs et aptitudes d'un agent de la CIA décédé sont transplantés dans le cerveau d'un très dangereux détenu.

Ça ressemble étrangement au synopsis de Selfless (Immortel, 10 juillet), de Tarsem Singh (The Cell), dans lequel un homme fortuné, mais mourant, fait transférer sa conscience dans le corps d'un jeune homme. Et découvre en même temps de dangereux secrets.

De la musique

Amy (17 juillet) est un portrait documentaire sur Amy Winehouse, dans lequel la chanteuse décédée se raconte. C'est réalisé par Asif Kapadia (Senna).

Drame biographique, Straight Outta Compton (14 août) retrace l'histoire du groupe de hip-hop N.W.A. (Niggaz Wit Attitudes), au sein duquel les jeunes Dr. Dre, Ice Cube et leurs amis ont popularisé le rap gangsta durant les années 1980. La réalisation a été confiée à l'intéressant F. Gary Gray. On y verra Paul Giamatti. Ainsi que le rappeur O'Shea Jackson Jr, pour incarner Ice Cube... qui est nul autre que son père.

Du côté de la Grande-Bretagne

Mr. Holmes nous rend visite le 17 juillet, sous les traits d'Ian McKellen (Gandalf). Le cinéaste Bill Condon s'intéresse ici à la vieillesse de Sherlock, qui coule - sans Watson - une retraite paisible. En apparence, du moins, car une vieille affaire non résolue continue de le hanter. Ses capacités intellectuelles se dérobant, il devra compter sur l'aide d'un jeune apprenti détective.

Avec Jimmy's Hall (10 juillet), Ken Loach se plonge dans l'Irlande de 1932, déchirée entre les idées progressistes et les courants conservateurs, liés à l'Église.

Dans Grimsby (31 juillet), de Louis Leterrier, un agent britannique est obligé de faire un bout de chemin avec son frère hooligan. On y verra Ian McShane, Penélope Cruz et Sacha Baron Cohen, qui a coécrit le scénario.

Guy Ritchie débarque avec The Man from U.N.C.L.E. (14 août) film d'espionnage situé durant la guerre froide. Deux espions rivaux, l'un de la CIA et l'autre du KGB, doivent collaborer. Mais on peut faire confiance à Ritchie, genre de Quentin Tarantino britannique, pour faire une cavalcade stylée à partir de ce scénario bateau.

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