Se souvenir par le coeur

La complicité entre Annie Cordy et Mathieu Spinosi... (Courtoisie)

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La complicité entre Annie Cordy et Mathieu Spinosi transperce l'écran, rendant d'autant plus crédible et franchement attachant le duo dynamique et pince-sans-rire qu'ils forment.

Courtoisie

Le DroitValérie Lessard 3/5

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Une grand-mère venant de perdre son mari... et craignant de perdre bien plus encore. Un petit-fils en quête d'une relation amoureuse significative et d'un sens à donner à sa vie. Faisant le pont entre ces deux générations, un retraité plus anxieux et grognon que franchement joyeux...

Le plus récent long métrage de Jean-Paul Rouve, Les Souvenirs, plonge avec tendresse dans ce qu'il reste (ou adviendra) des amours d'une smala malgré tout tissée serré.

Car entre enterrements et fugue, il est ici question des liens du sang, certes, mais surtout des liens du coeur. Et du temps qui passe, inéluctablement, entre les souvenirs d'un temps révolu et ceux qu'on se crée au présent.

Jean-Paul Rouve assied sa réalisation résolument humaine, bien que plutôt conventionnelle, sur un scénario solide. À la base de ces Souvenirs, il y a le roman éponyme de David Foenkinos, reconnu pour son habileté à jouer des liens familiaux, tout en développant des personnages secondaires truculents.

Michel (Michel Blanc) ronchonne sur tout, donc: les retards de son fils, les cours de yoga de sa femme, le désintérêt de ses frères quant au sort de l'aïeule de leur clan. Sa récente retraite le déstabilise au plus haut point. Et son épouse (Chantal Lauby) aussi. Au point de remettre en cause leur union.

De son côté, son fils Romain (Mathieu Spinosi) ne semble pas trop certain de ce qu'il veut faire de ses études en Lettres. Cela ne l'empêche pas de visiter sa grand-maman adorée (Annie Cordy) aussi souvent que possible.

C'est d'ailleurs lui qui, le jour où Madeleine prend la fuite, se lance à sa poursuite. Ce faisant, Romain découvrira un pan de son passé et, peut-être du même coup, de son avenir. À moins qu'il ne trouve la source d'inspiration pour un premier roman...

Si Les Souvenirs ne s'enlise dans le larmoyant et le (trop) prévisible, c'est grâce à sa distribution.

La complicité entre Annie Cordy et Mathieu Spinosi transperce l'écran, rendant d'autant plus crédible et franchement attachant le duo dynamique et pince-sans-rire qu'ils forment (il faut les voir rencontrer un certain peintre!). Face à autant de naturel désarmant, Michel Blanc semble d'ailleurs un peu trop forcer la note, par moments.

Autour d'eux gravitent par ailleurs quelques personnages dignes de mention: le colocataire de Romain, incorrigible dragueur; un garagiste n'hésitant pas à partager sa grande sagesse; le patron de Romain, souffrant de l'absence de son propre fils.

Résultat? Les Souvenirs laisse un sourire aux lèvres, voire une larme à l'oeil. Et ça fait du bien.

Au générique

Les Souvenirs. De Jean-Paul Rouve.

Avec Annie Cordy, Mathieu Spinosi, Michel Blanc et Chantal Lauby

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