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La mort et la violence règnent dans les films pour enfants

Une première mort survient plus vite dans un film d'animation destiné à un... (Archives, La Press)

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Archives, La Press

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Une première mort survient plus vite dans un film d'animation destiné à un jeune public que dans les longs métrages pour adultes. Et certains personnages principaux sont trois fois plus à risque d'y être tués. Cela dit, les films pour enfants d'aujourd'hui ne sont pas plus violents que ceux d'autrefois.

Ce sont les conclusions auxquelles arrive une étude effectuée par une équipe de chercheurs de l'Université d'Ottawa (Ud'O) et de l'University College London (UCL), en Grande-Bretagne.

« Si vous vous assoyez avec vos enfants pour regarder Petit Pied le dinosaure ou Trouver Nemo, vous avez 2,5 fois plus de possibilités de voir un personnage important mourir, souvent de manière brutale, dans les 10 premières minutes du film, ce qui peut s'avérer traumatisant pour un jeune qui n'est pas préparé à ça », soutient le Dr Ian Colman, professeur adjoint au département d'épidémiologie et de médecine sociale de l'Ud'O, et détenteur de la Chaire de recherche du Canada sur l'épidémiologie en santé mentale.

Pour les besoins de leur étude, les chercheurs ont analysé 45 longs métrages d'animation (du Blanche-Neige, de 1937, à La Reine des neiges, en 2013) et 90 films à caractère dramatique pour adultes (dont L'Exorcisme d'Emily Rose et Le Cygne noir).

Dans chacun des cas, ils ont voulu déterminer quand survenait le premier décès, et qui en était la victime. Il ressort notamment de cette comparaison que les parents des « héros » des films pour enfants étaient cinq fois plus susceptibles de mourir rapidement que dans les productions pour adultes.

S'ils ont calculé la vitesse à laquelle cette première mort survient, les universitaires n'ont pas pour autant comptabilisé le nombre de victimes. « On peut donc présumer, sans surprendre personne, qu'il y en a plus, au final, dans Fiction pulpeuse que dans Bambi. Toutefois, la mort de la mère de Bambi peut s'avérer bien plus choquante pour son public-cible », explique le Dr Colman.

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