L'ambition et l'humilité de La fille du Martin

Samuel Thivierge et Catherine Michaud.... (PHOTOS COURTOISIE)

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Samuel Thivierge et Catherine Michaud.

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Même si c'est à travers la musique et la danse qu'elle s'est éveillée aux arts, Catherine Michaud a senti très tôt sa vocation: le cinéma.

La jeune comédienne a grandi à Gatineau avant de partir, à 18 ans, à la conquête d'une carrière internationale en cinéma. En 2012, elle s'inscrit à la Vancouver Film School (VFS) pour apprendre le jeu... dont elle maîtrisait déjà les rudiments.

«Enfant, j'étais naturellement très "dramatique", portée à devenir actrice. [...] Je passais mon temps à me costumer et à tourner des petits films avec mes amies.»

À sept ans, la brunette veut déjà un agent. «Ma mère a ri et a dit non.» Ses premiers pas sur les planches, elle les a plutôt faits à l'atelier de danse Carole Brouard, en Outaouais.

Sa première année d'étude en Colombie-Britannique n'est pas encore complétée lorsqu'elle décroche, à 21 ans, son premier grand rôle.

Des responsables du programme lui avaient proposé d'auditionner dans La fille du Martin, une romance réalisée au Lac-Saint-Jean par un ancien de l'école, le Québécois Samuel Thivierge, qui sort en salles le 31 janvier prochain.

Catherine Michaud avoue avoir été «un peu réticente» de travailler en français, elle qui envisage une carrière anglophone, rêvant de travailler avec Woody Allen, Martin Scorsese ou David O. Russell.

Dans La fille du Martin, elle a joué «à l'instinct, sans métier dans le corps». «C'est un film sans prétention, grâce auquel on a acquis de l'expérience et on a eu du fun. Mais beaucoup de gens vont se retrouver dans les personnages», partage-t-elle.

Dans la foulée, la native de la région a participé à deux longs métrages anglophones - Cinemanovels de Terry Miles (aux côtés de Jennifer Beals) et Bad City de Carl Bessai - et décroché un petit rôle dans la télésérie policière Motives.

Le désir de percer

«Pour un jeune acteur, c'est très difficile de percer», a quant à lui constaté Samuel Thivierge à la sortie de la VFS.

Lassé des courts métrages et des productions publicitaires qu'on lui offrait, et parce qu'il est «une personne très proactive», il a décidé de «prendre [son] destin en mains».

À 22 ans, «par passion», le comédien entreprend de scénariser et réaliser son propre long métrage. Il y tiendra l'un des deux rôles principaux et partagera, avec ses frères Paul et Réal, les tâches liées à la production, l'administration et la distribution.

Samuel Thivierge reconnaît volontiers avoir voulu porter «trop de chapeaux».

«La fille du Martin n'est pas un chef-d'oeuvre. Le scénario aurait pu être plus travaillé; certains effets stylistiques auraient dû être mieux justifiés», concède celui qui souhaitait avant tout acquérir «tout ce que tu ne peux pas apprendre à l'école» d'art dramatique.

Tourné (pour 300 000 $) sur la pourvoirie familiale où la fratrie a grandi et travaillé en tant que guide, La fille du Martin reprend de nombreux éléments autobiographiques.

Il compte mettre à profit cette expérience dans ses prochains films. Dont un suspense «plus ambitieux», qui sera tourné à Vancouver et à Montréal, et portera «un regard sur les deux langues, de façon positive», mais pas sur le ton de la comédie moqueuse, indique-t-il.

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