Laurence Leboeuf dévoile ses secrets au Lac Mystère

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Quand le réalisateur Érik Canuel l'a approchée pour jouer Kate, une effeuilleuse, Laurence Leboeuf a hésité. «J'avais des craintes que ça ressemble (à Ma fille, mon ange).»

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La dernière fois que Laurence Leboeuf a incarné une vamp usant sans pudeur de ses charmes, c'était à l'époque de Ma fille, mon ange, dans un rôle pour lequel elle a décroché un prix Genie et un Jutra en 2008. Il était tentant d'y revenir. Mais quand le réalisateur Érik Canuel l'a approchée pour incarner Kate, une effeuilleuse tout aussi sexy, dans son film Lac Mystère, qui prendra l'affiche le 23 août, la comédienne avoue avoir hésité longuement avant d'accepter.

«À la lecture, je me suis dit 'Encore une danseuse nue!?' et j'avais des craintes que ça se ressemble. Mais finalement, on est dans quelque chose de très différent. J'aime comparer les deux en disant qu'Angélique prenait de la coke, tandis que Kate se contente de fumer du pot. On n'est pas dans l'agressivité ni le désespoir, mais dans quelque chose de beaucoup plus lumineux.»

Et bien que Kate, alias Star quand elle zigonne après son poteau, soit également une fille «un peu paumée», selon les mots du réalisateur, Laurence Leboeuf n'a pas voulu la jouer comme une fille fragile.

«C'est un beau personnage. Elle ne vient pas d'un milieu facile, mais, malgré le poids de son passé, malgré la lourdeur du monde dans lequel elle existe, c'est une fille qui garde une certaine lumière, une naïveté précieuse. Ce qui lui demande en réalité une force de caractère incroyable. Elle a son côté enfant, candide, mais c'est aussi une femme. Je la vois plus comme une petite guerrière, Kate, quelqu'un qui a décidé de s'en sortir dans sa tête, dans sa fantaisie, etde rendre la vie plus légère malgré son lourd bagage.»

«Ce qui m'a donné envie de plonger dans cet univers-là, c'est ce trio que je trouvais très beau, avec ses relations d'amitié [auxquelles se greffe] l'histoire d'amour entre Kate et Éric.» Campé par Maxim Gaudette, Éric, le protagoniste de Lac Mystère, est un solitaire qui, tentant de rompre tous les liens avec son passé, aboutit dans un chalet isolé, avec pour tout voisin un Français un peu envahissant. Il se ravitaille dans la seule bourgade située à proximité, qui héberge le bar où danse cette rouquine dont il tombera rapidement sous le charme - ou les griffes, puisqu'elle joue un peu à la panthère.

«Bien dans son corps»

Laurence Leboeuf avoue s'être bien amusée à donner chair à la vamp affriolante de ce polar nimbé d'humour noir et humecté d'éléments propres au récit fantastique. «C'est une belle thérapie de confiance en soi, car c'est cette assurance qui doit émaner, le fait de se sentir bien dans son corps. Et c'est cette énergie qu'il faut aller chercher. [...] même si, dans la vie, j'ai mes doutes et mes angoisses.»

Avec Érik Canuel, elle n'avait travaillé que sur un épisode de Flashpoint et sur l'adaptation américaine de la série britannique Being Human. «C'était court et j'étais contente de le retrouver pour une période plus longue.»

Lac Mystère constitue un des plus beaux tournages auxquels elle a participé, dira la comédienne. «Premièrement, Éric a une énergie incroyable, contagieuse, qui donne envie de se dépenser et de le suivre dans sa belle folie. C'est un super directeur d'acteur, avec à la fois une vision et un grand sens de l'humour.»

De son expérience sur le plateau, elle retient la complicité qu'elle a partagée à part égale avec Maxim Gaudette, le Français Laurent Lucas et Benoît Gouin, qui joue l'amant éconduit et dont la frustration vient perturber le trio. «On dirait que le fait qu'on soit un peu en huis clos à la campagne nous a rapprochés rapidement.»

Après la coke et le pot, Laurence Leboeuf est passée à l'EPO. Elle a récemment achevé le tournage de Le temps des roses, dans lequel elle incarne une cycliste aux prises avec des problèmes de dopage cautionnés par son entraîneur et son médecin, dans un film librement inspiré de la carrière sportive de Geneviève Jeanson. Derrière la caméra, elle a retrouvé Alexis Durand-Brault, qui avait signé Ma fille, mon ange.

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