Des Gaulois aux décalages rigolos

Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté... (Photo Films Séville)

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Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté permet à la franchise de retrouver un peu de potion magique.

Photo Films Séville

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Astérix n'a plus les traits de Christian Clavier ni de Clovis Cornillac, mais ceux d'Édouard Baer, qu'onavait très brièvement aperçu dans le très bon Astérix, Mission Cléopâtre, d'Alain Chabat, sous les traits d'un personnage secondaire.

Le comédien n'avait pas particulièrement le physique de l'emploi pour accompagner la bedaine rebondie de Gérard Depardieubélix, devenu le seul immuable menhir de cette franchise. Il a tout de même été retenu par le réalisateur d'Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté, Laurent Tirard, qui l'avait plusieurs fois dirigé, notamment sur le plateau de Molière, où Baer faisait déjà à l'époque des coups pendables à Fabrice Lucchini. Entre les deux comédiens, les étincelles cinématographiques continuent, puisque c'est la tête de Lucchini qui remplace celle d'Alain Delon sous la Couronne de lauriers de César. Lesquels lui vont, on n'en doutait guère, à ravir.

Passé le choc de la surprise physique, on s'y fait plutôt bien, à ce petit Gaulois qui n'est plus ni cabotin ni teigneux, mais profondément humain, dans ce style très Baer, chaleureux, cool et négligé, où l'on pousse la décontraction jusqu'au bout des maxillaires, au point de donner l'impression de flotter dans ses répliques.

Cet Astérix est déjà presque aussi flegmatique que la galerie de personnages qu'il rencontrera en Britannia, envahie par des «romaines troupes» qui ont utilisé à leur avantage la pause 'eau chaude' que les insulaires observent religieusement à 17h tapantes. Car la reine (Catherine Deneuve) a accepté de mandater un émissaire, Jolitorax (Guillaume Gallienne) pour ramener de Gaule un tonneau de «magique potion», malgré tout le dégoût - stoïque - que suscitent dans l'île ces hirsutes voisins.

Astérix et Obélix escorteront la marchandise. Mais ils laissent Idéfix à la maison, n'emportant avec eux que Goudurix (Vincent Lacoste), le neveu du chef du village. Un citadin jusqu'au bout des cheveux. Le tandem compte profiter de cette mission pour endurcir et décoiffer ce jeune freluquet plutôt mou et trouillard. Et le synopsis d'incorporer certains éléments de la BD Astérix et les Vikings, en confrontant les héros à une poignée de barbares (dont l'excellent Dany Boon à contre-emploi) qui ne connaissent pas la peur.

Plus de détails dans LeDroit du 23 février 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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