Le Capitaine, au-delà des premières impressions

Selon Lothaire Bluteau, la vérité du Capitaine tient... (Courtoisie)

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Selon Lothaire Bluteau, la vérité du Capitaine tient à la réalité plus «fragile et subtile d'un homme en fin de parcours», en perte de repères et de contrôle, qui voit en Espérance «l'écho d'une femme aimée, peut-être».

Courtoisie

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Lothaire Bluteau n'avait pas tenu un rôle de premier plan dans un film québécois depuis Le Confessionnal de Robert Lepage, en 1995. Loin des yeux, loin du coeur? Le comédien de 55 ans, qui travaille surtout aux États-Unis et en Europe depuis plusieurs années, est conscient que certains réalisateurs croient - «à tort», tient-il à préciser - qu'il n'a plus envie de travailler ici.

Mais encore faut-il que le projet l'interpelle, fait valoir celuiqui a toujours privilégié le cinéma d'auteur aux grosses productions hollywoodiennes.

Lui qui «doute toujours, au départ» d'être celui qu'il faut pour incarner un personnage s'est a priori étonné de l'intérêt du réalisateur Martin Doepner, le rôle du Capitaine, dans le scénario original de Rouge sang, ne lui correspondant pas du tout.

«À la base, le Capitaine devait être un chef de meute, un personnage physiquement imposant, confirme Martin Doepner. Mais quand j'ai pensé à Lothaire, qui ne cadre pas avec cette image, j'ai décidé que s'il acceptait le rôle, on allait le réécrire pour lui!»

«La vision de son histoire qu'a su me communiquer Martin Doepner lors de nos discussions m'a convaincu de la pertinence de son projet, et que je pouvais apporter quelque chose au Capitaine», soutient de son côté le comédien.

L'homme, pour qui Rouge sang n'est «pas un film historique», avait été séduit par le huis clos proposé. Par le personnage d'Espérance («il est rare de voir une femme dans un tel rôle»). Par le jeu des premières impressions, qui sont au coeur du long métrage, selon lui.

«La première impression crée une opinion immédiate qu'il faut souvent combattre pour toucher à une certaine forme de vérité», élabore Lothaire Bluteau.

D'ailleurs, la vérité du Capitaine tient, à son avis, à la réalité plus «fragile et subtile d'un homme en fin de parcours», en perte de repères et de contrôle sur ses hommes, et qui voit en Espérance, chez qui les Habits rouges trouvent refuge, «l'écho d'une femme aimée, peut-être».

Plus de détails dans LeDroit du 26 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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