Chabat s'offre le Marsupilami

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Dans son plus récent film, Alain Chabat s'est... (Courtoisie)

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Dans son plus récent film, Alain Chabat s'est créé l'animal de compagnie qu'il rêvait d'avoir étant enfant: un Marsupilami, pleine taille. Aventure qu'il a partagée avec son ami Jamel Debbouze.

Courtoisie

Yves Bergeras
Le Droit

Voyage au Mexique. Duo farceur lui permettant de partager la vedette avec un ami de longue date, le comédien Jamel Debbouze. Adaptation d'un personnage mythique. En réalisant Sur la piste du Marsupilami, Alain Chabat s'est carrément payé la traite. «Je me suis fait plaisir», assume-t-il tout de go.

«La BD, ça fait partie de ma culture. J'en ai toujours lu plein et le 'marsu' m'a accompagné petit... et même un peu plus grand, puisqu'il y a toujours des double ou triple niveaux de lectures, chez Franquin ou Goscinny. Et je continue à en lire et à m'en offrir», continue-t-il. Après avoir adapté Astérix pour le Septième Arten l'envoyant en mission auprès de Cléopâtre, et après avoir signé le scénario et les dialogues du film Le Petit Nicolas, tiré de l'univers dessiné de Sempé, M.Chabat s'est permis de toucher à un autre personnage monument de la BD franco-belge: le facétieux animal jaune et noir inventé par Franquin, lorsque ce dernier reprit à son compte les aventures de Spirou et Fantasio.

L'écriture du scénario a pourtant été laborieuse. Chabat a traîné dans un coin de sa tête l'idée d'une telle adaptation pendant plus de 10 ans. Avant même de plonger sur son pharaonique Astérix. Il s'est attelé au projet plus sérieusement pendant deux ans. A fini par jeter à la poubelle une première mouture, pourtant quasiment complétée. Une seconde version «finale» a pris le même chemin. Et il a continué à réécrire chaque scène, ou presque, durant le tournage, jusqu'au dernier jour... au grand désarroi de certains des comédiens, qui ont dû développer leurs réflexes et talents d'improvisateurs.

Nonobstant. Le plaisir, il l'a trouvé «même dans la forme. Il y avait des scènes que j'avais envie de raconter en dessin animé, ou en fausse pub ou en comédie musicale. Et je me le suis permis. J'ai essayé de faire vraiment ce qui me plaisait. J'espère que c'est communicatif.» Ça en a tout l'air: en France, son film a fait plus de cinq millions d'entrées en salle. Sur la piste du Marsupilami prend l'affiche par chez nous vendredi prochain.

Plus de détails dans LeDroit du 4 août 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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