Une tendre saga romantique, entre quatre murs IKEA

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Maud Cucchi
Le Droit

Nathalie est une jeune professionnelle, belle, ambitieuse, et elle file le parfait amour auprès d'un mari tout aussi charmant qu'elle. Elle n'avait jamais vraiment prêté attention à son collègue Markus, un quidam assorti à la moquette du bureau, toujours seul, maladroit et dégingandé. Tout le contraire de la sémillante Nathalie.

Markus ne se serait jamais attendu à voir les lèvres de sa supérieure hiérarchique se poser sur les siennes. Dans l'univers délicieusement farfelu de l'écrivain français David Foenkinos, les histoires de princesse jouent à saute-mouton avec le qu'en-dira-t-on.

Dès les premières séquences du film, Nathalie perd brusquement son mari, sombre dans la mélancolique langueur du deuil, puis émerge en se plongeant à corps perdu dans son travail. Au point de ne faire qu'un - comme Markus - avec le terne mobilier de son entreprise suédoise. Jusque-là, tout va bien. Un baiser et rien ne va plus. Quelle mouche tsé-tsé pique la cadre supérieure quand elle voit son collègue entrer dans son bureau et croasser timidement une question à propos d'un dossier en souffrance?

Paris étant Paris (qui, comme chacun sait, est tout petit pour les gens qui s'aiment...), les lois de la séduction restant impénétrables, tous les ingrédients seront réunis par le fomenteur et coréalisateur de La Délicatesse pour démontrer qu'un crapaud peut toujours se transformer en prince charmant au xxe siècle, même entre quatre murs estampillés IKEA.

Plus de détails dans LeDroit du 28 avril 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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