Futurs recomposés au passé

L'oeuvre intitulée La Dame dans l'espace-temps, de Nathalie... (Étienne Ranger, Le Droit)

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L'oeuvre intitulée La Dame dans l'espace-temps, de Nathalie Borne, alias Miss Chocolat.

Étienne Ranger, Le Droit

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Une caverne d'Ali Baba, à la croisée des univers de Jules Verne et de Georges Méliès et du laboratoire d'un savant génialement fou : voilà l'impression que le visiteur aura en se pointant à la galerie Montcalm, cet été. Conçues en hommage au steam punk de l'ère industrielle, la trentaine d'oeuvres de l'exposition collective Balivernes et Mélivernes suscitent tour à tour sourires et émerveillement. Plongée dans un monde où passé et futur se télescopent pour le plus grand plaisir des yeux jusqu'au 13 août.

La spectaculaire installation d'André Martel, mieux connu dans le milieu steam punk de la région en tant que Professeur Gustave Erroneous Morbeus, et de son acolyte Vanessa Passmore, alias Lady Annabella Passmorious, donne le ton d'entrée de jeu. Avec son scintillant quartier lunaire mis en scène et la vision kaléidoscopique du décor qu'on peut observer à travers la lentille montée sur pied, le tandem fait un évident et réjouissant clin d'oeil au Voyage dans la lune de Méliès.

Partout où l'on regarde, on sent l'influence du cinéaste, de Verne, voire de Charlie Chaplin dans L'Ère moderne. Ou encore de Leonard de Vinci, steam punk avant l'heure, lui qui se projetait aussi dans le futur à partir de ce qu'il connaissait de son époque, à travers ses inventions. 

Des engrenages et chaînes de vélo par-ci (Métamorphose, l'oeuvre suspendue de Claude Waulthier). Un vieil écran cathodique de dialogues distordus avec un ordinateur par-là (Radiovision A de Stéphane Renaud). En tout et pour tout, 33 artistes d'ici et d'ailleurs proposent 32 visions du thème imposé cette année par la directrice de la galerie Montcalm, Dominique Laurent, pour  son exposition estivale. 

Pendant que le sculpteur Éric Tardif surprend avec L'Empreinte du temps, une impression numérique et techniques mixtes (incluant l'encaustique) évoquant la gravure sur bois, la touche de Mustapha Chadid se reconnaît au premier regard jeté sur son sous-marin de métal (à moins que ce ne soit un genre d'objet volant non identifié ?). Idem pour l'interpellant tableau de Mat Dubé, où animaux et humains solitaires sont mis en réseau en noir et blanc dans une tentative de reformatage des liens entre nature et humains.

Partout où le regard du visiteur se pose fourmillent 1001 détails composés souvent d'objets récupérés.

Des barres à caractère de vieille machine à écrire ornent la collerette victorienne de La Voleuse de mots de Diane Lemire. 

Un réservoir d'eau, des morceaux de chaise berçante, la lentille d'un appareil photo composent entre autres le sympathique Explorateur R2D2 de Firmin Falardeau.

La jupe relevée de la magnifique poupée de Louise Bergeron révèle des trésors qui suspendent le temps.

Cinq kilos de chocolat

Si ce sont principalement les yeux qui sont sollicités, le nez n'est toutefois pas en reste. 

Ainsi, de fort agréables effluves de chocolat viennent titiller les cellules olfactives du public à l'approche de l'oeuvre de Nathalie Borne, alias Miss Chocolat. Le chapeau haut de forme, sur lequel est apposé un camée blanc serti de roues d'engrenage de diverses grosseurs, et son support ont été sculptés à même... plus de cinq kilos de chocolat!

POUR Y ALLER

Jusqu'au 13 août

Galerie Montcalm

819-595-7488




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