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Sébastien Demers et Martin Khalifé souhaitent que leur... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Sébastien Demers et Martin Khalifé souhaitent que leur plateforme devienne la référence dans le milieu des arts visuels.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Ils ont fréquenté les mêmes écoles primaire et secondaire. Puis, Martin Khalifé est devenu ingénieur. Sébastien Demers, lui, a poursuivi des études en administration des affaires et oeuvre aujourd'hui dans le milieu immobilier. Outre l'amitié qui les unit depuis 35 ans, les deux Gatinois se sont surtout découvert, il y a environ trois ans, une passion commune pour les arts visuels. Si bien que c'est ensemble qu'ils ont conçu la plateforme sociale Artblr, histoire de mettre en contact les créateurs et les amateurs d'art de partout dans le monde.

Martin Khalifé prend plaisir à visiter les galeries et à rencontrer les artistes dont il apprécie le travail, avant d'investir dans une oeuvre. De son côté, Sébastien Demers se qualifie de « fouineux » et aime plutôt fureter sur Kijiji. 

Peu importe la manière dont ils « trouvent » des créateurs dont ils apprécient le style, le résultat est le même : il leur arrive de plus en plus fréquemment d'acheter tous les deux des tableaux, y compris lorsqu'ils voyagent à l'étranger.

« Quand j'ai commencé à m'intéresser à l'art visuel, je me suis demandé quel genre d'outil me permettrait de faire connaître les artistes pour qui j'éprouvais des coups de coeur, ou encore comment je pourrais en trouver plus facilement quand j'arrive dans une ville », raconte Martin Khalifé.

« L'idée, c'était de rendre la démarche la plus simple possible, autant pour les artistes que pour les consommateurs d'art pouvant être intéressés à acheter une de leurs oeuvres », renchérit Sébastien Demers.

Découvrir par style, médium et géolocalisation

La particularité d'Artblr ? Un curieux ou un collectionneur peut y découvrir un artiste en fonction de son style (abstrait, portrait, paysages...), le médium utilisé (peinture, photo, sculpture, etc.) ainsi que par sa géolocalisation (Gatineau, Canada, Paris, Indonésie ou autre).

Chaque créateur a la possibilité, lors de son inscription, de mettre en ligne cinq oeuvres gratuitement. S'il souhaite soumettre une plus vaste sélection de son travail, les prix de l'abonnement varient alors entre 5 $ et 15 $ par année. 

De l'autre côté, les « vues » des visiteurs virtuels sont comptabilisées. Ils ont également la possibilité de laisser leurs commentaires sur ce qu'ils voient sur le site, de partager leurs coups de coeur, etc.

« L'aspect social d'Artblr est vraiment ce qui nous distingue le plus de tous les autres sites du genre », fait valoir M. Demers.

Par ailleurs, si une transaction est conclue entre un artiste et un acheteur grâce à Artblr, les deux Gatinois tiennent à préciser qu'ils ne prélèvent aucune commission.

« Nous offrons une infrastructure et nous chargeons un service, c'est tout », enchaîne son partenaire.

Il n'en demeure pas moins qu'à deux, ils ont investi « dans les six chiffres » pour développer et lancer leur plateforme, dont la programmation a été sous-traitée à la boîte gatinoise Distantia.

La première étape de leur projet a été de s'assurer d'un bassin conséquent d'artistes de tous les horizons. Ainsi, des peintres de la région tels Dominik Sokolowski, Josée Prud'homme et Diane Fontaine côtoient sur leur site la sculptrice de Trois-Rivières Marie-Josée Roy, l'adepte d'art urbain Berko, de Québec, et le peintre montréalais Winston McQuade, aussi bien que la photographe belge Ingrid Stainier, la peintre haïtienne AnneIsabel, le sculpteur indien Tapos Das, l'aquarelliste sur soie russe Tatiana Serbane, pour ne nommer qu'eux. 

« Nous assurons une présélection, mais pas de discrimination », prévient M. Khalifé.

« De toute façon, une sélection naturelle se fait, par les usagers du site, enchaîne M. Demers. De notre côté, nous nous assurons que les oeuvres préférées du public et les artistes les plus populaires soient les plus visibles, sous l'onglet 'Tendances', entre autres. »

En six mois d'activité, Artblr compte un nombre appréciable d'artistes - « dans les cinq chiffres », mentionnent les deux hommes d'affaires, sans préciser davantage - en plus d'un répertoire de galeries des quatre coins du globe.

« Maintenant, le but, c'est de générer du trafic sur le site », souligne Martin Khalifé.

« Ce qu'on souhaite, c'est devenir la référence incontournable pour quiconque veut trouver un artiste et ce, n'importe où dans le monde ! » lance Sébastien Demers.

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