La photographie en institut

Sept ans après la fermeture du Musée canadien... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Sept ans après la fermeture du Musée canadien de la photographie contemporaine, le Musée des beaux-arts reprend le flambeau et présente une première exposition, Vent, sur le parcours de Joseph Sudek.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Vent. Ainsi s'intitule la toute première photographie du parcours consacré Joseph Sudek, l'un des plus grands photographes tchèques de l'histoire. Nuages noirs et ciel bas pour immortaliser l'imperceptible, le fugitif, le méditatif, l'immatériel et inaugurer, par cette exposition, le nouvel Institut canadien de la photographie.

Sept ans après la fermeture officielle du Musée canadien de la photographie contemporaine, le Musée des beaux-arts du Canada (MBAC) se dote d'un nouvel institut consacré entièrement à ce medium.

À sa tête, la française Luce Lebart, ancienne directrice des collections de la Société française de photographie, réputée pour avoir dépoussiéré la vénérable association.

«J'ai été séduite par le potentiel de la collection protéiforme du MBAC, explique la nouvelle recrue. J'aspire à mettre en valeur la diversité de ce fonds qui s'enrichit tous les mois, à le partager le plus possible en créant un lieu créatif et innovant.»

Des partenariats avec les écoles, mais aussi des résidences d'artistes et laboratoires contribueront à faire rayonner la collection photographique du musée, construite sur un demi-siècle d'acquisitions.

Les trois expositions à l'affiche depuis l'inauguration, mercredi, reflètent bien l'approche plurielle défendue par l'institut : une aile entière du musée abrite une rétrospective de facture classique consacrée à Josef Sudek, couvrant l'ensemble de sa carrière, de 1920 à 1976, jumelée avec une mini exposition expérimentale. En effet, dans une salle adjacente à la grande rétrospective, l'espace du Photo Lab convie le travail d'autres photographes dont la démarche artistique fait écho à l'exposition vedette en explorant le thème des fenêtres, par exemple, et des frontières entre les espaces intérieurs et extérieurs.

Enfin, le nouvel institut accueille dans l'aire dédiée à l'art contemporain l'exposition itinérante Légende. Les archives photographiques du Globe and Mail, présentée pour la première fois à Toronto en avril dernier.

La photographie documentaire, derrière l'objectif du photojournalisme, s'expose en plus de 170 clichés en noir et blanc de personnalités et d'événements au Canada, des années 1930 à 1990.            

Les Canadiens réserve au visiteur d'étonnantes découvertes, comme ce cliché de la mairesse d'Ottawa Charlotte Whitton, en 1967, bien décidée à ne pas se lever, ni chanter l'hymne Ô Canada parmi une délégation officielle. Ou encore cette série photographique dévoilant les presses du Globe and Mail, du temps révolu des machines à écrire et des téléphones à roulette.   

Une discussion autour de cette exposition d'envergure sera organisée le 29 octobre à 15 h. La nouvelle directrice de l'institut fera le point sur l'importance de la photographie documentaire en développant les notions de collection et d'archivage. Légende. Les archives photographiques du Globe and Mail servira surtout de point de départ pour explorer l'importance des archives photographiques au Canada et à travers le monde.

La discussion se déroulera en français avec une période de questions bilingue.

Pour y aller

Quoi ? Institut canadien de la photographie, au MBAC

Quand ? Du mardi au dimanche, 10h à 17h et les jeudis jusqu'à 20 h.

Renseignements ? 613-990-1985; beaux-arts.ca

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