Migration hors des sentiers battus

L'exposition Art dans les jardins / Migration propose aux... (Benoit Sabourin, LeDroit)

Agrandir

L'exposition Art dans les jardins / Migration propose aux visiteurs un parcours interactif à travers une dizaine d'installations artistiques étalées en pleine nature.

Benoit Sabourin, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Avec l'exposition Art dans les jardins / Migration, qui sera présentée du 3 au 5 septembre à Papineauville, le collectif Vertèbre sort des sentiers battus en proposant aux visiteurs un parcours interactif à travers une dizaine d'installations artistiques étalées en pleine nature.

«On voulait vraiment toucher à quelque chose que... (Benoit Sabourin, LeDroit) - image 1.0

Agrandir

«On voulait vraiment toucher à quelque chose que nous n'avions jamais fait. C'est le résultat d'un choc d'idées», confie le sculpteur Özgen Eryasa, qui accueille chez lui l'exposition.

Benoit Sabourin, LeDroit

«On voulait vraiment toucher à quelque chose que nous n'avions jamais fait. C'est le résultat d'un choc d'idées», confie le sculpteur Özgen Eryasa, qui accueille l'exposition chez lui, dans son jardin privé. Les peintres Juan Manuel Vasquez, Gilles Goyer et Cécile Barrière - la conjointe de M. Eryasa - sont les trois autres rouages du collectif de la Petite-Nation qui ont mis la main à la pâte pour transformer le concept de l'oeuvre en réalité.

La première mouture d'Art dans les jardins a eu lieu en 2015, mettant en vedette une dizaine d'artistes invités de l'Outaouais. Une fois de plus cette année, une centaine de tableaux et de sculptures créés par un groupe d'artistes invités de la région y seront mis en valeur durant tout le long du grand week-end de la Fête du travail.

Si ce genre d'exposition est plutôt traditionnelle dans le genre, c'est le nouveau volet «éphémère» de l'événement qui risque de piquer la curiosité du visiteur cette fois. Celui-ci pourra parcourir une oeuvre 3D format géant - aux saveurs figuratives et abstraites - avant d'accéder aux kiosques des artistes. 

Un parcours «migratoire»

Avec comme fil conducteur la thématique de la migration, le collectif a créé une dizaine d'installations éphémères en nature qui pourront être contemplées dans le jardin privé du 1899, route 148, de 10h à 18h, lors des trois jours de l'événement.

«Juan Manuel et moi avons quitté notre pays d'origine pour des motifs différents. Dans mon cas, mon père étant ingénieur a voulu quitter la Turquie en 1961 pour relever des défis professionnels. Dans le cas de Juan Manuel, il a quitté le Guatemala parce qu'il se sentait menacé à cause des tensions politiques. Ensemble, nous avons vécu deux facettes diamétralement opposées de la migration. On voulait raconter quelque chose comme seul un immigrant dans une terre d'accueil peut le raconter», explique M. Eryasa.

Parmi les éléments aménagés sur le site d'exposition, on retrouve notamment une soixantaine de papillons monarques sculptés et peints, de même que des bernaches. 

Une série de chaises harmonieusement placées dans les arbres fera certainement réfléchir le spectateur au coeur de la dernière section du parcours. Certaines sont brisées. D'autres se retrouvent à l'envers.

«La chaise représente le repos. Nous sommes dans la partie destination du parcours. La destination est une terre d'accueil pour les migrants. La chaise représente l'accueil amical. Vous êtes rendus à un point où vous pouvez vous asseoir et vous reposer», illustre Özgen Eryasa à propos de cette installation. 

Un cromlech - inspiré du monument mégalithique préhistorique - est aussi représenté. Rien n'a été laissé au hasard dans la préparation du tableau global. Pour mousser sa réflexion, le visiteur n'aura accès qu'à de brèves citations. Il devra toujours garder en tête le fil conducteur.

«On a créé une atmosphère pour que les gens puissent jouer avec les oeuvres. Sans le réaliser, les gens vont migrer à travers les installations. On veut vraiment qu'ils tirent leurs propres conclusions de chaque élément dépendant de leur propre cheminement. L'objectif reste qu'on veut amener le visiteur à se questionner sur l'art et en quoi ça consiste», résume le sculpteur.

L'aquarelliste Jean-Yves Guindon, parrain de l'événement, a pour sa part dressé un tableau du making-of de l'exposition. Son oeuvre sera dévoilée samedi après-midi lors du vernissage.

L'accès à l'exposition est gratuit. Les jardins de M. Eryasa et Mme Barrière se trouvent à l'extrémité du village de Papineauville.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer