Daïmôn fête 30 ans de Présences

Le centre d'exposition Daïmôn souligne l'occasion avec une exposition-parcours... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Le centre d'exposition Daïmôn souligne l'occasion avec une exposition-parcours comptant une quinzaine d'arrêts dans le Vieux-Hull, dont sur le pont Wright.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Daïmôn souffle ses 30 chandelles ce jeudi. Et l'exposition-parcours concocté pour l'occasion par les membres du centre artistique, dans le centre-ville du Vieux-Hull, ne porte pas le titre de Présences pour rien. Non seulement Daïmôn veut ainsi afficher publiquement trois décennies ans de pratique créatrice, mais elle cherche surtout à capter l'oeil du public là où il se trouve.

«On constate que malgré les 30 ans d'existence du... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 1.0

Agrandir

«On constate que malgré les 30 ans d'existence du centre, les gens ne nous connaissent pas vraiment», raconte le directeur de Daïmôn, Raphaël Néron Baribeau.

Patrick Woodbury, LeDroit

«On constate que malgré les 30 ans d'existence du centre, les gens ne nous connaissent pas vraiment. Comme il s'agit à la base d'un centre de production, il existe une perception que l'endroit n'est pas ouvert au public», raconte le directeur de Daïmôn, Raphaël Néron Baribeau. 

«L'idée de mettre en place une telle exposition-parcours, c'était donc pour s'éclater hors les murs, de se faire voir du monde pour qu'ils aient envie de venir nous voir par la suite», soutient-il.

Jusqu'à la mi-décembre, Présences déclinera dont une quinzaine d'arrêts ciblés dans le Vieux-Hull, de l'édifice de La Filature (rue Hanson) jusqu'aux bureaux de Vision centre-ville, en passant par les rues Wright et Eddy, par exemple. Ici, un divan et un casque d'écoute attendent les curieux au Café Eddy, pour voir et entendre quatre oeuvres audio. 

Là, une photo de Maryse Goudreau se fond notamment dans le décor du parc Sainte-Bernadette, telle «une mise en abyme» longuement réfléchie par toute l'équipe.

Projections, photos, vidéos, sculptures, installations passant de l'abstrait au narratif, du formel à l'expérimental: l'exposition-parcours ratisse large.

«Il était important de bien montrer toute la variété des productions et démarches qui s'expriment au Centre, précise M. Néron Baribeau. Ce n'est pas par nostalgie que nous avons fouillé dans notre patrimoine, mais bien pour nous projeter dans l'avenir, pour diffuser la création des artistes que nous accueillons en "émergeant" dans l'oeil du public.»

Résultat? Il est possible de faire le circuit pour admirer la trentaine de pièces sélectionnées (d'autant d'artistes, allant de Raymonde April à Jean-Yves Vigneau, et couvrant les 30 dernières années), muni de la carte produite par Daïmôn et en suivant les pastilles noires identifiant le parcours afin de ne rater aucune des «stations». 

Il est tout aussi - et fort - probable que bien des résidants du secteur ou des travailleurs du coin les découvrent un peu par hasard, installées tantôt sur les murs de certains édifices, tantôt dans des parcs. À chaque endroit, des cartels posés au sol mettront l'oeuvre présentée en contexte. 

«On aime cette idée qu'une personne soit tout simplement en train de se promener au centre-ville et tombe face à face avec une photo ou une sculpture», fait valoir le directeur dans un sourire.

«Ce n'est pas de la pub, ni quelque chose d'utilitaire comme une borne-fontaine, mais c'est là, offert au regard. Et il y en a pour tous les goûts!»

Le défi de la pertinence

Né «dans un sous-sol» sur la rue Montcalm de la volonté d'un groupe d'artistes de se donner collectivement les moyens de leurs ambitions de création, Daïmôn est devenu un organisme soutenant la recherche-création, la production et la diffusion des arts médiatiques et de la photographie par le biais de résidences et d'expositions sis dans les locaux de La Filature.

Le centre est surtout en train de se positionner comme pôle du numérique dans la région, avec son studio orienté vers la spatialisation sonore, entre autres. 

«On pense aussi faire un saut vers la réalité virtuelle bientôt, mentionne Raphaël Néron Baribeau. Dans le fond, la question qu'on doit constamment se poser, c'est: "De quoi les artistes ont besoin et à quoi n'ont-ils pas accès dans la région?"»

Car en cette ère de prolifération et de démocratisation des outils technologiques permettant à qui le veut de retoucher ses photographies ou d'enregistrer un album à la maison, Daïmôn doit rester à l'affût des besoins des créateurs pour préserver sa pertinence au cours des 30 années à venir.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer