L'art contre l'agrile du frêne

Une vingtaine de sculpteurs sur bois ont transformé... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Une vingtaine de sculpteurs sur bois ont transformé quelque 40 arbres morts en autant d'oeuvres dans la cour de l'école Eardley. Sur la photo de gauche, on peut voir Wendy Wesley, qui a été en quelque sorte la coordinatrice du projet, aux côtés du directeur Ralph Mason

Patrick Woodbury, LeDroit

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Utiliser l'art pour contrer les méfaits de l'agrile du frêne et assurer la pérennité d'arbres voués à l'abattage. Voilà la base du projet qui a permis à la cour de l'école primaire Eardley, dans le secteur Aylmer, de prendre des airs de galerie à ciel ouvert au cours des derniers jours. Et pour l'avenir.

Une vingtaine de sculpteurs sur bois ont transformé quelque 40 arbres morts en autant d'oeuvres que les élèves découvriront à la rentrée. Ou même avant, si le coeur leur en dit, puisque la cour est ouverte au grand public, invité à venir y découvrir le résultat d'un projet parascolaire inusité.

«Ça m'attristait de devoir couper ces arbres, mais ma plus grande inquiétude était qu'une branche finisse par tomber et par blesser un des enfants», explique le directeur de l'école, Ralph Mason.

Il devenait donc important pour lui de faire tailler les arbres, pour des questions de sécurité. Il a approché Jeff Renaud, qui est parent d'élève... et émondeur. Qui a eu l'idée de les émonder pour en faire des sculptures. C'est alors que l'artiste Josh Dagg, lui aussi du secteur, est entré dans le projet, notamment en faisant appel à d'autres sculpteurs sur bois, entre autres à la scie à chaîne, venant d'aussi loin que des États-Unis, comme Sara Winter. Réunis au cours du week-end dernier, ils ont entrepris de transformer les troncs en oeuvres d'art.

Ce que l'endroit a perdu en ombrage, il l'a gagné en sculptures, qui représentant la mascotte de l'école (le loup), qui un visage rieur ayant conservé une couronne de feuilles (et qui fait penser aux Ents du Seigneur des anneaux). Ici, un raton laveur se love au creux d'un tronc. Là, l'acrostiche (en anglais) d'une élève rappelle que le succès passe notamment par la visualisation et la confiance en soi.

Paul Frenette a quant à lui immortalisé ledit agrile, l'insecte ayant causé la mort de 39 arbres alignés dans la cour d'école, et les rendant dangereux.

«Jamais je n'aurais cru que notre cour deviendrait un genre de musée. Le résultat est incroyable!» fait fièrement valoir M. Mason, en embrassant l'allée du regard.

Wendy Wesley, qui travaille à l'école Eardley et a en quelque sorte tenu le rôle de gestionnaire du projet, a déjà hâte à la rentrée.

«Les élèves sont au courant du projet, quelques-uns sont d'ailleurs venus faire un tour avec leurs parents, en fin de semaine, mais la plupart découvriront les sculptures au retour en classes. J'ai vraiment hâte de voir leur réaction, de les voir inventer des jeux et des histoires autour des oeuvres!»

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