Pour le plaisir des yeux

La (Le) Propriétaire, Jean Dallaire, 1953, huile sur... (Musée national des beaux-arts du Québec; don de Roslyn Klein)

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La (Le) Propriétaire, Jean Dallaire, 1953, huile sur toile, 51 x 61 cm,

Musée national des beaux-arts du Québec; don de Roslyn Klein

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Les festivités entourant le centenaire de la naissance du Gatinois Jean Dallaire occuperont assurément l'avant-scène, en ce qui a trait aux arts visuels. Mais entre l'hommage qui sera rendu au «Picasso canadien» à la galerie Montcalm et la fameuse - et magnifique! - Suite Vollard du véritable Picasso actuellement accrochée dans son entiereté au Musée des beaux-arts du Canada, il ne faudrait tout de même pas rater la Triennale internationale des arts textiles en Outaouais, ni la deuxième édition de Recycl'Art sur les rives du ruisseau de la Brasserie. Survol des expositions à voir d'ici septembre.

Recycl'Art sous le thème «dallairien»

Odile, Jean Dallaire, 1957, huile sur aggloméré (masonite),... - image 3.0

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Odile, Jean Dallaire, 1957, huile sur aggloméré (masonite), 125,8 x 122 cm, Musée des beaux-arts de Montréal; achat, legs Hariette J. MacDonnell.

Cela coulait presque de source: pour sa deuxième édition sur les berges du ruisseau de la Brasserie, 

le Recycl'Art logera à l'enseigne de Jean Dallaire. Les artistes qui prendront part à l'événement (lequel aura lieu du 16 juillet au 21 août) devront donc s'inspirer de l'oeuvre du regretté peintre gatinois pour créer leur sculpture ou installation.

Autre contrainte intrinsèque au Recycl'Art: l'oeuvre, qu'elle soit éphémère ou durable, doit obligatoirement utiliser des matériaux récupérés.

Par ailleurs, Joanne Migneault verra sa relecture toute personnelle du célèbre Coq-Licorne installée à la station de la Cité du Rapibus, en partenariat avec la Société de transport de l'Outaouais. Sa sculpture deviendra l'emblème promotionnel de l'événement et sera inaugurée le 9 juin prochain, date anniversaire de la naissance de Jean Dallaire.

Une Triennale tissée serré

Les Tapisseries murales de Thoma Ewen seront exposées... - image 5.0

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Les Tapisseries murales de Thoma Ewen seront exposées au Centre d'interprétation du patrimoine de Plaisance.

Le Centre Moon Rain de Val-des-Monts sera de nouveau l'hôte d'un événement qui, chaque fois, surprend autant qu'il séduit: la Triennale internationale des arts textiles. Les installations insitu des artistes invités se dévoilent et se découvrent dans toute leur contemporanéité au gré d'une promenade sur un sentier pédestre de 1,5 km. Cette année encore, des artistes de la relève seront jumelés à des créateurs chevronnés pour créer sur place une oeuvre en harmonie (ou en opposition) avec la nature environnante. Une douzaine de tandems seront ainsi formés, incluant la Russe Natalie Tsevetkova, la Néo-Brunswickoise Marjolaine Bourgeois, de même que Marc Walter, Claire Guérette et Sally Lee Sheeks, entre autres.

L'édition 2016, qui se déroulera du 18 août au 16 septembre, se veut aussi l'occasion de tisser des liens avec divers centres d'exposition et galeries de la région. Pendant cette période, le public pourra donc voir La Lumière et l'Obscurité de Wlodzimierz Cygan à la galerie Montcalm; Entrelacé de Tamar Frank à AxeNéo7; Les Jacquards de Louise Lemieux Bérubé à l'Espace Pierre-Debain; 48.4243, - 71.0527 de Mylène Michaud au Centre d'action culturelle de la MRC Papineau; Tapisseries murales de Thoma Ewen au Centre d'interprétation du patrimoine de Plaisance; Allergènes Aéroportés de Karine Bergmans à la galerie Art-image; Paroles de Michèle Provost à l'espace Odyssée; Tisser un labyrinthe de Juliana Joos à la galerie de l'École en pierre de Portage-du-Fort; Feutre tribal de Claire Guérette à la Bibliothèque de Chelsea; et Passé et présent de Zivana Kostic à La Fab.

www.moonrain.ca

Sur la rive québécoise

La poterie de porcelaine et grès de Clément... (Courtoisie) - image 7.0

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La poterie de porcelaine et grès de Clément Hoeck

Courtoisie

Entre foudre et lumière, Brigitte Masse déploie jusqu'au 12 juin ses nuances intimes de Bleu majesté à l'espace Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau. Claude Rioux recueille pour sa part les morceaux de bois de grève façonnés par les eaux du fleuve, qu'il transforme ensuite en Saltimbanques et autres personnages qu'il exposera à l'Espace Pierre-Debain du 15 juin au 7 août.

À La Fab, une trentaine d'artistes visuels de la région (allant de Reid McLachlan à Rachelle Desjardins, de Lucie St-Amour à Firmin Falardeau) unissent leur talent pour une exposition collective, en cours jusqu'au 26 juin. Pendant ce temps, à AxeNéo7, Caroline Monnet emprunte au cinéma, à la peinture, à la sculpture et à l'installation pour plonger Dans l'ombre de l'évidence et, du coup, traiter de génocide culturel et physique des peuples indigènes. Jusqu'au 3 août.

Regroupant 13 créateurs sur 10 sites, la 27e Tournée des ateliers d'artistes du Pontiac se tiendra les 11, 12, 18 et 19 juin. Du verre fusionné de Carol Howard-Killoran à la poterie de porcelaine et grès de Clément Hoeck, en passant par la sculpture sur bois de Linda Godin, les visiteurs auront la possibilité de rencontrer les artisans dans leur milieu de travail.

Sur la rive ontarienne

Monique Martin présentera son travail à la galerie... - image 9.0

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Monique Martin présentera son travail à la galerie Cube en juillet.

Air du temps? Toujours est-il que Shannon Whittle travaille aussi avec des produits récupérés pour reproduire à la main des méthodes de production de masse, ou modifie des oeuvres inédites en imitant l'action des outils de retouche numériques. Fix What's Underneath sera présenté à la Galerie Trinity du Centre des arts Shenkman du 21 juillet au 23 août. Dans la foulée, Bert van der PlasBert y accrochera ses photographies par lesquelles il se joue des matériaux à l'usage défini pour les transformer en vêtements portés ensuite par un mannequin. Uniek {unique} sera à l'affiche du 25 août au 20 septembre.

Monique Martin réfléchit aux matières premières et ressources naturelles en explorant l'idée du nid à la galerie Cube, du 5 au 31 juillet.

Ce n'est pas de l'art textile, mais David Kaarsemaker ne s'intéresse pas moins à une certaine étoffe, le Tulle, pour se questionner sur la relation entre l'espace public et l'espace privé. À la galerie Karsh-Masson, du 14 juin au 24 juillet.

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