Estampes à l'état Sa(u)vage

Les estampes de Michel Savage se déclinent à... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Les estampes de Michel Savage se déclinent à l'état sauvage, dans un mode particulièrement expressif.

Etienne Ranger, LeDroit

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Michel Savage exp(l)ose en couleurs, vives et saturées; tout comme en traits intuitifs à l'encre noire, découpant l'espace tantôt dans un esprit et une calligraphie empreinte de minimalisme lyrique, tantôt en explorant un dripping plus graphique et pouvant présenter un petit côté «BD». Ce faisant, le natif de Limoges, dans l'Est ontarien, trace quelque 30 Signes de l'étant sur les murs de la galerie Jean-Claude Bergeron.

Pour ce diplômé du Département des arts visuels de l'Université d'Ottawa en 1976 (Michel Savage y a étudié la peinture, notamment auprès du regretté Edmund Alleyn), il s'agit d'une toute première exposition solo mettant de l'avant l'estampe.

Et si on sent ici et là l'influence du Catalan Antoni Tàpies (que le Franco-Ontarien a rencontré dans son atelier au début des années 1980), c'est surtout celle de l'expressionnisme abstrait de l'Américain Robert Motherwell qui ressort de ces Signes de l'étant.

Récemment aspiré par l'estampe, Michel Savage a créé à profusion, presque compulsivement, depuis 2015 principalement, comme transporté par cet élan du geste inhérent à son parcours pictural, qu'il transpose ici dans un nouveau médium d'expression. 

Sur les murs se côtoient eaux-fortes, lithographies et sérigraphies, certaines avec chine appliqué (dont on peut d'ailleurs admirer la trame du papier très fin collé entre la pierre encrée et le papier de fond au moment du tirage).

L'estampe a ceci de particulier qu'elle permet, à partir d'une même plaque, de produire des oeuvres résonnant différemment malgré la prémisse de base demeurant la même, en fonction des couleurs utilisées. À preuve, Célébration, Suite Bergeron #3 semble brûler d'un sentiment d'urgence, du feu de la passion à cause du rouge intense utilisé, alors qu'elle se fait plus sereine, aérienne, fenêtre ouverte laissant entrer un pan de ciel, dans sa version teintée de bleu lilas. Entre les deux tableaux, Célébration, Suite Bergeron #4 se révèle en «négatif».

Qu'elles soient denses (Les Hommes empaillés), carrément abstraites (Tracé mutique #1 et #2), plus typographiques (Artaud, sur fond bleu ou rouge) ou poétiques (Deux figures, discutant ou marchant face au vent), les estampes de Michel Savage se déclinent à l'état sauvage, dans un mode particulièrement expressif.

L'artiste sera présent à son vernissage dimanche, de 14h à 17h.

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 22 mai

Où? Galerie Jean-Claude Bergeron

Renseignements: 613-562-7836

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