La sculpture, de père en fille

La sculpture Née de l'artiste Kiki Smith.... (Courtoisie MBAC)

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La sculpture Née de l'artiste Kiki Smith.

Courtoisie MBAC

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Dans un musée, un cube placé à quelques mètres d'un écran ne fait pas toujours office de siège. Ainsi, l'a-t-on découvert à nos dépens, lors de la nouvelle exposition Comprendre nos chefs-d'oeuvre: Kiki Smith et Tony Smith au Musée des beaux-arts du Canada. Avouons-le sans gêne: on a bien failli s'asseoir sur l'illustre Boîte noire de Tony Smith. D'autant que ce cube en acier sans notice adjacente ni périmètre de sécurité est planté face à une vidéo sur la démarche artistique de la famille Smith. L'endroit idéal pour visionner le documentaire!

Qu'on se rassure, les confusions du genre ne sont pas rares en matière d'art contemporain. Les visiteurs du prestigieux musée Beaubourg, à Paris, s'étaient bien extasiés devant une boîte à outils du plus bel effet... oubliée-là par un technicien étourdi.

Le titre de cette série d'expositions au MBAC Comprendre nos chefs-d'oeuvre mérite bien son nom. Jusqu'au 24 avril, elle met en lumière deux oeuvres de la famille Smith, la Boîte noire, du père Tony (1912-1980) et la sculpture Née de sa fille Kiki (1954-), les deux seules oeuvres que possède le musée de ces artistes américains.

«Le père et la fille sont tous deux emblématiques des courants artistiques auxquels ils appartiennent», assure Rhiannon Vogl, commissaire de l'exposition. Dans les années 1960, Tony Smith fréquente les peintres de l'Expressionnisme abstrait comme Jackson Pollock. Architecte de formation, il s'illustrera par des oeuvres in situ de grande taille et d'inspiration géométrique.

Le programme Comprendre nos chefs-d'oeuvre offre ainsi un regard informatif sur son travail tout en proposant bien plus: une mise en perspective de son regard avec celui de sa fille, centré sur le corps féminin.

À priori, leurs deux sculptures exposées se situent aux antipodes esthétiques: l'une est abstraite et géométrique tandis que l'autre est figurative et fantasmagorique dans sa représentation d'un accouchement d'une femme par une biche.

Rhiannon Vogl nous explique que même si père et fille incarnent chacun une vision bien personnelle, les deux participent au même questionnement: la présence de la sculpture dans l'espace, ou encore l'idée sous-jacente de naissance et de mortalité au sein de leur art.

Kiki Smith sera à Ottawa pour évoquer son travail, le 31 mars, dans le cadre de la série Conversations contemporaines initiée par l'ambassade des États-Unis en partenariat avec le MBAC. Il sera possible de s'inscrire à cette conférence à compter du 1er mars.

Pour y aller

Quand? Jusqu'au 24 avril

Où? Musée des beaux-arts du Canada

Renseignements? 613-990-1985; beaux-arts.ca

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