La saison des dons au MBAC

Katerina Atanassova, conservatrice de l'espace Art canadien et... (Patrick Woodbury)

Agrandir

Katerina Atanassova, conservatrice de l'espace Art canadien et autochtone, a présenté les oeuvres de James W. Morrice, mardi, au Musée des beaux-arts du Canada.

Patrick Woodbury

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Musée des beaux-arts du Canada a annoncé un nouveau don d'importance à son fonds d'oeuvres. Cinquante pièces de l'artiste canadien J. W. Morrice (1865-1924) rejoignent ainsi la collection du musée; 23 tableaux ont déjà trouvé leur place dans la section permanente dédiée au Canadian Art Club de l'espace Art canadien et autochtone, les autres oeuvres étant stockées dans l'attente d'une prochaine exposition.

Cet apport de taille de la fondation A. K. Prakash souligne le 150e anniversaire de l'artiste et s'ajoute aux autres dons reçus récemment par le musée.

Il y a deux semaines, l'institution annonçait une aide financière la plus importante de son histoire - 10 millions de dollars de la Banque Scotia - qui devrait subventionner la création de l'Institut canadien de la photographie.

Au même moment, son directeur Marc Mayer dévoilait une autre série de dons et d'acquisitions en photographies sur 10 ans de la part d'un fidèle mécène, David Thomson.

Cet automne, une autre exposition - L'Éveil de la beauté, encore à l'affiche - met en valeur des dessins préraphaélites tirés de la collection privée d'un autre généreux donateur, Dennis T. Lanigan.

La saison automnale du MBAC semble rythmée par ces dons qui ne sont pas sans influence sur les choix d'exposition.

«Les prix des oeuvres deviennent si élevés qu'il nous faut de plus en plus travailler en collaboration avec les collectionneurs» reconnaît Karen Colby-Stothart, directrice générale de la fondation du MBAC depuis 2013. Comme un don peut susciter l'intérêt d'autres mécènes potentiels, «il faut faire preuve de stratégie», témoigne la directrice. Ces «cadeaux» ne se font généralement pas sans contrepartie.

L'octroi récent des 50 oeuvres de J. W. Morrice au MBAC s'est concrétisé suite à un concours mettant en lice trois musées. L'institution nationale établie à Ottawa présentait des atouts de taille: elle s'est intéressée à l'artiste de son vivant, acquérant sa première oeuvre en 1909 et comprend la plus vaste collection de toiles de Morrice.

Ce don augmentera considérablement le fonds d'oeuvres de cet artiste au MBAC.

Marc Mayer, directeur du musée, a souligné «le boulevard de recherches et de projets» qu'ouvrait cet apport exceptionnel, promettant de mettre en valeur les oeuvres reçues. On sait déjà qu'une exposition présentant l'intégralité du don de la fondation A. K. Prakash sera organisée à l'occasion des célébrations de la Confédération, en 2017.

«Morrice détient un rôle pivot parmi nos artistes, rappelle la conservatrice Katerina Atanassova. Il a apporté le modernisme à l'art canadien.»

Originaire de Montréal où il était promis à une carrière d'avocat, Morrice décide de partir pour la France. Il s'installe définitivement à Paris où il débute une carrière artistique et intègre les cercles fréquentés par Matisse et consorts. Il deviendra le premier artiste canadien à bénéficier d'une reconnaissance internationale d'envergure.

Parmi les oeuvres maîtresses de l'artiste provenant de la collection A. K. Prakash, mentionnons The Pink House, Montreal [La maison rose, Montréal], v. 1905 - 1908; Le jardin du Luxembourg, Paris, 1905 - 1908; Havre [Havre], 1909; et Canal in Venice [Canal à Venise], v. 1898 - 1900.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer