Lumière sur le nouvel Institut canadien de la photo

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La ministre Mélanie Joly a applaudit le partenariat entre le privé et le musée.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Deux dons majeurs et la mise en place d'un nouvel Institut canadien de la photographie à vocation internationale, tant par sa collection «qui sera élargie» que par la diffusion de cette dernière: le tapis rouge avait été déroulé au Musée des beaux-arts du Canada, histoire d'annoncer la nouvelle en grande pompe, vendredi.

Deux donateurs du milieu privé vont donc participer à la mise en place de cet Institut qui regroupera bientôt «l'une des plus grandes collections d'images au monde», a soutenu le directeur général du Musée, Marc Mayer.

D'un côté, la Banque Scotia s'est engagée à verser 10 millions $, montant qui permettra l'embauche d'un directeur et du personnel nécessaire afin de numériser le plus rapidement possible les oeuvres appartenant déjà au MBAC. «La numérisation s'avère l'étape la plus importante, à ce moment-ci, pour nous», a fait valoir M. Mayer.

En échange de cette somme - la plus importante offerte par la Banque et reçue par le Musée -, le Grand Hall a également été rebaptisé en l'honneur de l'institution financière et ce, pour les 15 prochaines années.

De l'autre, le collectionneur David Thomson, qui a déjà remis plus de 12 000 oeuvres et objets liés à la photographie au musée au fil des ans, continuera de contribuer à l'élargissement de la collection de l'Institut par le biais de dons et d'acquisitions au cours de la décennie à venir.

«M. Thomson a tenu à s'associer à cette nouvelle approche dans la manière de collectionner, de préserver, de réfléchir et de partager la photographie parce que l'Institut pourrait devenir la preuve du leadership du musée pour permettre une meilleure compréhension de la photo dans notre société, ainsi que la nécessité de rendre l'art accessible au plus grand nombre», a pour sa part commenté Ash Prakash, prenant la parole au nom de David Thomson.

La ministre du Patrimoine Mélanie Joly était sur place, vendredi, pour applaudir ce partenariat entre le privé et le Musée qui a notamment pour but de rendre sa collection accessible à tous grâce à la numérisation.

«Il est essentiel que des institutions comme le Musée des beaux-arts du Canada soient en phase avec leur temps pour participer à la démarche des artistes, mais aussi pour refléter notre patrimoine en donnant la chance aux gens d'y avoir accès facilement», a-t-elle mentionné.

Elle-même «grande amatrice d'arts visuels sous toutes ses formes» et collectionneuse, la ministre a d'ailleurs confié avoir célébré sa victoire aux dernières élections en achetant des oeuvres de deux jeunes photographes montréalais, Benoit Aquin et Celia Perrin Sidarous.

Mission élargie

Marc Mayer a par ailleurs tenu à préciser que l'Institut canadien de la photographie ne remplacera pas le Musée canadien de la photographie contemporaine - déjà absorbé par le MBAC en 2006 - mais viendra plutôt l'intégrer et le compléter en s'ouvrant sur le monde.

Ramoneurs en marche, de Charles Nègre. La photographie... (Courtoisie) - image 2.0

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Ramoneurs en marche, de Charles Nègre. La photographie date de 1851.

Courtoisie

«La collection du Musée de la photographie contemporaine était exclusivement canadienne, alors que l'Institut, lui, rassemblera des photographies de partout, mais aussi de tous les genres: artistiques, certes, tout comme scientifiques, documentaires, etc.», a-t-il expliqué.

Le premier projet de l'Institut rassemblera à Ottawa des «sommités» sur le sujet, dans les prochaines semaines, afin «d'écrire l'histoire de la photographie au Canada».

Ensuite, il faudra aussi «penser à un espace dédié à l'Institut dans nos murs» pour y tenir des expositions dès l'an prochain, en plus de nommer un directeur pour prendre les rênes de ce «super département» du MBAC, a renchéri M. Mayer.

«Notre priorité est de trouver un directeur visionnaire pour explorer le médium sous tous ses aspects, y compris son aspect technique. La technologie évoluant, la nouvelle aventure pour la photo est de révolutionner la sculpture grâce à l'impression en 3D! Nous n'avons donc pas d'échéancier précis quant à l'embauche», a conclu le directeur général du Musée.

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