Nocturnes Sokolowskiennes

Dominik Sokolowski... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Dominik Sokolowski

Etienne Ranger, LeDroit

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Pour Dominik Sokolowski, «le noir est tout, sauf déprimant». Et il a du style, de l'élégance. «Comme la petite robe noire créée par Chanel!»

Sa plus récente série de tableaux en fait une preuve pour le moins éclatante. L'exposition Nocturne s'offre au regard en hommage à la nuit, au romantisme raffiné, à une certaine forme d'intimité, ainsi qu'à la musique de Chopin, dont s'est inspiré le peintre pour créer ses oeuvres.

Chaque matin, Dominik Sokolowski préparait sa palette de couleurs. S'il exécutait ses toiles en après-midi en écoutant Chopin, la finition se faisait le soir. Toujours bercé par la musique du compositeur franco-polonais.

«Ç'a été un délice de plonger dans cet état d'âme, le soir venu», confie l'artiste.

Les 15 toiles, de formats variés, déclinent toutes des noirs lustrés et mats, chauds et froids.

Ici, des tissus (autant de clins d'oeil à une mode au classicisme intemporel) sont ajoutés pour texturer l'ensemble. Là, les gris prennent la forme de chandelles sur fond de fenêtres donnant sur la nuit profonde.

Partout, les touches de couleurs vives (bleus, ocres, orangés, rouges, dans de multiples teintes) ressortent, tantôt telles des flammes de bougies, tantôt comme des étoiles clairsemées dans des ciels sans lune.

«Pour apprécier les tableaux, les gens doivent s'attarder aux détails. Comme une personne qui se rendrait dans le parc de la Gatineau pour observer les étoiles. Il faut être patient, laisser son regard prendre ses repères avant de les voir apparaître dans le ciel», soutient le peintre.

Chopin n'a toutefois pas que composé ses Nocturnes, et Dominik Sokolowski a également tendu l'oreille à ses Fantaisies. Tranchant par sa luminosité, son tableau Fantasia reprend ainsi les mêmes teintes - cette fois, dans les proportions très différentes - que celles utilisées pour sa série noire.

Les tableaux se découpent avec raffinement sur les murs blancs de la galerie Alpha, où le piano de la propriétaire ainsi qu'un sofa et quelques chaises (tous blancs également) ajoutent au décor.

Histoire d'immerger les visiteurs qui se pointeront rue Murray, samedi et dimanche entre 13 h et 17 h, des étudiants en piano se relaieront pour interpréter des pièces de Chopin.

Pour y aller

Quand: Jusqu'au 29 novembre

Où: Galerie Alpha

Renseignements: 613-241-7671

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