Temps polychromes

The fishMaker made Kiviuk a Fish To Ride... (Etienne Ranger, LeDroit)

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The fishMaker made Kiviuk a Fish To Ride (1981), de Jessie Oonark; Thinking of Things (1981), de Françoise Oklaga

Etienne Ranger, LeDroit

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À la croisée de l'histoire, de la mémoire et des mythes, la salle d'exposition Âjagemô du Conseil des arts du Canada, accueille une nouvelle thématique: Révolutions temporelles.

À l'affiche jusqu'au 30 avril 2016, cette présentation questionne la conception du temps selon l'art autochtone, laquelle tranche avec la perception occidentale où le déroulement des événements se veut linéaire et progressif.

«Nous concevons le temps de façon circulaire, en état constant de mutation et de renaissance», explique la commissaire Alexandra Kahsenniio Nahwegahbow, elle-même d'origine anichinabée. 

Cette jeune diplômée de l'université Carleton ne cache pas son excitation à quelques heures du vernissage de sa toute première exposition. Elle a ressemblé les oeuvres d'une quinzaine d'artistes provenant de la Banque d'art du Conseil des arts, de la Carleton University Art Gallery, des Affaires autochtones et développement du Nord Canada et de la Galerie d'art d'Ottawa.

Orchestrée autour du thème temporel - vaste sujet s'il en est - l'exposition capture bien plus que cela. La première partie multiplie les surprises en plongeant le visiteur dans une exploration photographique kaléidoscopique. Carl Beam symbolise la figure du colonisateur à travers son oeuvre Burying the Ruler, dont l'image est tirée d'une vidéo éponyme. Elle immortalise une plage où débarquèrent les premiers Européens en 1492.

En exposant personnalités chevronnées et jeunes émergents, la commissaire a voulu montrer que l'engagement, chez les artistes autochtones, est histoire de transmission. Comme le démontre la série Here on Future Earth de la trentenaire Joi T. Arcand, qui présente un photomontage d'une réserve où toutes les affiches seraient rédigées en langue crie.

Face aux souvenirs de famille immortalisés (Marianne Nicolson, Rosalie Favell), Alexandra Nahwegahbow a réuni des oeuvres plus colorées, de facture abstraite. Other Worlds d'Alex Janvier laisse imaginer un monde dont les contours se déroberaient délicatement aux mesures temporelles et spatiales.

Les mythes ont toujours la cote, représentés immanquablement par des formes géométriques aux couleurs vives. À croquer!

Renseignements: 613-566-4414

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