Le Canada sous la lentille du cadet Karsh

Après avoir parfait son apprentissage auprès de son... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Après avoir parfait son apprentissage auprès de son frère, Malak se concentre sur la photographie industrielle et le photo-journalisme.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un hommage au célèbre photographe qui a donné son nom à la galerie municipale Karsh-Masson? Pas du tout.

Il ne faudrait surtout pas confondre l'éponyme Yousuf Karsh (1908-2002), qui devint célèbre en réalisant le portrait de Churchill pendant la guerre, mondialement reconnu pour ses clichés d'hommes politiques, et son jeune frère, Malak Karsh (1915-2001), lequel se fit appeler par son prénom pour se distinguer de son illustre aîné. Ce dernier, également originaire de Mardin, en Turquie, était déjà établi au Canada lorsque Malak le rejoint en 1937. Après avoir parfait son apprentissage auprès de son frère, Malak se concentre sur la photographie industrielle et le photo-journalisme.

La Galerie d'art d'Ottawa organise dans son annexe de l'hôtel de ville une exposition réunissant une trentaine de ses photographies.

Canada idyllique

Alors que Yousuf acquiert une renommée internationale en immortalisant des personnalités publiques dans un style théâtralisé, Malak, lui, préfère la mise en scène naturelle des paysages et de la vie quotidienne.

Émerveillé par la beauté des panoramas de son pays d'accueil, il participe à la mise en forme d'une vision idyllique du Canada, avec ses lacs à perte de vue, ses trains à vapeur fendant l'horizon et ses paisibles canotiers seuls au monde. Ses travaux seront reproduits sur des timbres, billets de banque, cartes postales et calendriers canadiens.

La sélection de photographies de la galerie englobe toutes les perspectives, proches (Le train à vapeur reliant Hull à Wakefield, 1996) ou lointaines (de St John's dans les années 1960 à la Saskatchewan, une décennie plus tard).

Malak incarne l'émigré tombé sous le charme de son pays d'adoption. Il contribuera aussi à façonner l'image de la capitale en participant à la création du festival canadien des tulipes. Il s'agissait alors de «penser cette ville non seulement comme un lieu géographique et politique, mais comme le symbole de tout le Canada», explique-t-il. Une citation toujours actuelle, à l'image de ces inexorables clichés de tulipes que les photographes reproduisent inlassablement chaque année.

Aux images de carte postale intemporelles, on préférera la série en noir et blanc consacrée à l'histoire industrielle du pays: des portraits de draveurs en plein travail sur la rivière des Outaouais ou à Maniwaki.

La mémoire visuelle d'une époque à découvrir jusqu'au 17 janvier.

Pour y aller

Quand? Tous les jours jusqu'au 17 janvier, de 9h à 20h

Où? Annexe de la Galerie d'art d'Ottawa à l'hôtel de ville (110, avenue Laurier Ouest)

Renseignements: 613-580 2401 ou ottawaartgallery.ca/fr

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer