Une nouvelle galerie d'art contemporain à Gatineau

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Plusieurs dizaines de personnes ont assisté mercredi soir à l'inauguration de ce tout nouvel espace culturel, situé à l'intérieur du pavillon Lucien-Brault.

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Gatineau compte depuis mercredi un tout nouvel espace dédié à l'art contemporain: la Galerie UQO, hébergée au sein de l'Université du Québec en Outaouais - plus précisément dans le pavillon Lucien-Brault, rue Saint-Jean Bosco.

Mais s'il se présente comme un outil pédagogique stimulant, à travers le mandat de recherche et d'exploration qu'il s'est donné, le nouvel espace n'est absolument pas réservé aux étudiants. Non seulement prêtera-t-il ses cimaises à des artistes canadiens et internationaux, mais il sera en outre accessible au grand public.

Le designer graphique gatinois - et ancien diplômé de l'UQO - Simon Guibord a étrenné les lieux, en y présentant mercredi après-midi le vernissage de la toute première exposition, La Contrainte, qui dévoile l'identité visuelle de la galerie, tout en explicitant sa démarche, effectuée en collaboration avec le typographe Jean-Baptiste Levée.

À travers l'absence de couleurs et une construction en grille, censée évoquer le cadre, les règles et le système, M. Guibord a joué avec la symbolique des multiples contraintes, présentées comme autant d'«obstacles à surpasser». L'identifiant visuel se veut toutefois malléable. Une façon d'explorer «l'intervalle entre cette contrainte et tous les possibles qu'elle sous-tend».

Au cours de la saison 2015-2016, l'espace accueillera sept expositions. On pourra y voir entre autres des oeuvres de Bojan Fajfric, Milutin Gubash, Guillermo Trejo, Catherine Lescarbeau et Jennifer Lefort, ainsi que des expositions de fin de maîtrise. La programmation complète se retrouve sur un tout nouveau site Internet dévoilé hier matin.

Un recteur ravi

«C'est le grand jour!» s'est exclamé le recteur de l'UQO, Denis Harrisson, convaincu que l'espace vient répondre à des préoccupations dont on lui a fait part dès son entrée en poste, il y a deux ans.

«C'est la première chose qu'on ma dite [...] quand je suis arrivé: "il faut absolument avoir une galerie professionnelle à l'UQO'» afin de répondre aux besoins du programme de maîtrise en muséologie et pratiques des arts, que l'UQO propose depuis trois ans.

«Espace d'échanges et de rencontres artistiques», la galerie «occupera une place privilégiée dans le parcours académique de nos étudiants» et servira de creuset au «développement de la richesse, de la création et de la formation artistique et muséale», a-t-il souligné.

«Mais bien qu'elle vise d'abord à soutenir la formation des étudiants de l'ÉMI (l'École multidisciplinaire de l'image), la Galerie UQO est aussi un espace public, ouvert à toute personne qui s'intéresse aux arts contemporains ainsi qu'aux artistes de toute la planète», a fait valoir le recteur, en se disant ouvert aux partenariats, tant avec la Ville de Gatineau qu'avec la communauté artistique locale.

L'inauguration de la galerie «est aussi un pas de plus vers la concrétisation d'un quartier universitaire dynamique au centre-ville de Gatineau», a-t-il glissé, en référence au projet de construction d'un pavillon des arts sur le boulevard Taché, afin de faire de Gatineau une «vitrine de l'expression artistique».

La directrice générale et commissaire de la Galerie UQO, Marie-Hélène Leblanc, s'est réjouie de pouvoir présenter ce «laboratoire pour la recherche, l'expérimentation et la création» qui favorisera, dit-elle, le «rayonnement des pratiques artistiques émergentes et établies».

L'université a injecté 110000$ pour faire de l'ancien Espace EMI une galerie digne de ses ambitions. Mais ses responsables ne cachent pas avoir besoin de mécènes pour assurer la pérennité de la galerie.

Un Cercle des fondateurs de la Galerie UQO a donc été mis sur pied afin d'organiser une campagne de financement. L'ancien conseiller municipal et actuel directeur général de Vision Centre-Ville, Stefan Psenak, a été nommé président d'honneur pour un mandat de trois ans. Mme Leblanc espère qu'il saura recueillir 30000$ en trois ans.

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