Le Colisée s'invite au Musée de la guerre

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Des activités familiales sont proposées le dernier dimanche de chaque mois sous le thème de l'exposition.

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Ils étaient végétariens, combattaient pied nus, un contre un, devant quelque 55000 spectateurs. Jusqu'à la mort, souvent. Parmi eux, des femmes aussi. Dès samedi et jusqu'au 7 septembre, le Musée canadien de la guerre présente Les gladiateurs et le Colisée - Mort et gloire, conviant le visiteur à découvrir, du mythe à la réalité, l'univers de ces valeureux combattants.

Présentée dans six musées italiens et trois villes européennes, l'exposition arrive à Ottawa avec une série d'artefacts traduisant cette légendaire époque qui, depuis l'Antiquité, fascine et continue d'alimenter notre imaginaire collectif - cinéma, jeux vidéo et romans obligent. De (trop?) nombreux panneaux descriptifs ornent les murs des différentes salles, expliquant en détail chacun des thèmes choisis.

Divisé en quatre sections, le parcours s'amorce à Rome, là où l'Empire romain et ses 90 millions d'habitants régnaient sur un territoire équivalent à la moitié de la superficie du Canada, soit 6,5 millions de kilomètres carrés. Sans cesse engagés dans des guerres de conquête, les soldats romains voyaient dans les gladiateurs leurs dignes représentants des valeurs militaires: vivre, combattre et mourir avec force et courage.

Une visite s'impose ensuite au Colisée dont on sait qu'il reste peu de chose de nos jours, mère nature ayant fait des siennes au fil de temps, sans oublier les multiples réparations qui ont altéré la structure originale. Construit entre le début de l'an 70 apr. J.-C et la fin de l'an 80 apr. J.-C, l'amphithéâtre a - en plus d'avoir accueilli les jeux des gladiateurs - déjà été rempli d'eau pour reconstituer des victoires navales romaines.

Des tunnels menant à des bâtiments extérieurs (casernes de gladiateurs, hôpital, dépôt d'armes) au labyrinthe de 15 corridors occupés par des animaux en cage ou des acrobates attendant leur entrée en scène, l'ancêtre des stades de sport d'aujourd'hui est évoqué, entre autres, par des colonnes, une rampe et un fragment de statue d'une femme dont on peut tous localiser la provenance grâce aux illustrations d'une grande précision du Colisée.

Qu'ils soient prisonniers de guerre, esclaves, criminels ou citoyens volontaires, les gladiateurs se battaient fréquemment jusqu'à leur dernier souffle pour divertir et inspirer le peuple romain. Épaulières, jambières de métal, dagues, épées, boucliers et casques sont autant d'artefacts que l'on trouve dans la section qui est consacrée à ces guerriers du spectacle.

Pour conclure l'exposition, le public est invité à une journée au Colisée qui, à l'époque, était précédée d'une compagne publicitaire - et oui - au moyen d'annonces peintes sur des panneaux de bois où figuraient le nom de l'organisateur et la liste des activités, sans oublier les clubs de partisans qui contribuaient à mousser l'événement.

On y apprend aussi que les représentations publiques servaient de propagande politique pour des candidats en quête d'un poste.

Question de vivre pleinement l'expérience, des activités familiales auront lieu le dernier dimanche de chaque mois: construire un amphithéâtre en Mega Bloks, faire un tour de char romain, comprendre le fonctionnement des véhicules militaires et essayer des techniques de combat sont autant de plaisirs que petits et grands pourront se partager.

POUR Y ALLER

Quand: Du 15 juin au 7 septembre

Où: Musée canadien de la guerre

Renseignements: museedelaguerre.ca

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