Les incontournables de l'été dans les musées

Les expositions Body Worlds: Animaux à corps ouvert (au... (Photomontage LeDroit)

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Les expositions Body Worlds: Animaux à corps ouvert (au Musée canadien de la nature) et Alex Colville (au Musée des beaux-arts du Canada)

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De Colville à Chagall et Evans, en passant par les gladiateurs, les animaux à corps ouvert de Body Worlds et la Station spatiale internationale, la région offre de quoi combler tout le monde, cet été. Passionnés d'arts visuels, d'histoire, de biologie, de science et de technologie, chaussez vos souliers les plus confortables, les musées fédéraux d'Ottawa-Gatineau vous ouvrent leurs portes sur des mondes passionnants... et des heures de découvertes!

Musée des beaux-arts du Canada (613-990-1985, www.beaux-arts.ca)

Tel un photographe, le peintre canadien Alex Coville capte des instants du quotidien pour en faire des toiles d'un réalisme puissant et évocateur qui ont marqué l'imaginaire collectif. Jusqu'au 7 septembre, un détour s'impose au MBAC pour se laisser séduire par la richesse de son oeuvre, sa démarche artistique, ses thèmes de prédilection ainsi que sa vie d'homme et d'amoureux.

Mort le 16 juillet 2013, quelques mois après le décès de son épouse Rhoda Wright, il laisse derrière lui un héritage important qui est mis en valeur dans cette exposition à travers 250 tableaux, études, croquis et estampes ainsi que plus de 100 dessins préparatoires provenant de la collection du musée.

Ainsi, le visiteur empruntera un parcours divisé en cinq sections dans lequel il découvrira Alex Colville, peintre officiel durant la Seconde Guerre mondiale qui a, entre autres, témoigné des horreurs dans les camps de concentration. Ailleurs, l'artiste sublime la vie quotidienne dans les Maritimes tandis que là, il montre sa passion pour les animaux, notamment les chiens, les oiseaux et les chevaux. Une autre salle met en lumière son immense talent à créer des scènes empreintes d'un danger imminent, l'observateur ne pouvant qu'être interpellé par la tension si forte qui s'en dégage. Finalement, touchantes et révélatrices seront les toiles sur Rhoda, sa fidèle compagne, son grand amour, son modèle et sa muse qui fut à ses côtés pendant 70 ans de mariage.

Chagall

Jusqu'au 13 septembre, le MBAC présente pour la toute première fois la série entière des 42 estampes de Chagall qui illustrent magnifiquement la fable grecque Daphnis et Chloé. Organisé de façon séquentielle, le parcours permet de suivre l'histoire du début à la fin, celle d'une idylle tumultueuse entre un jeune chevrier et une bergère. Il s'agit ici d'oeuvres réalisées sur papier - rarement exposées compte tenu de leur extrême fragilité - qui ont été conservées dans un état exceptionnel. Figures déconstruites flottant dans le ciel, animaux, paysages, fleurs, détails architecturaux et couleurs vives sont autant d'éléments distinctifs de l'artiste que l'on trouve dans ces lithographies d'une beauté époustouflante.

Frederick H. Evans

Dans les deux salles adjacentes à Chagall, le public découvrira les photographies de Frederick H. Evans, un artiste britannique qui a fait ses premiers pas en photographie en 1883. Cathédrales, forêts et paysages de la campagne anglaise sont magnifiés dans 70 épreuves au platine et photogravures qui invitent à la contemplation.

Musée de l'aviation et de l'espace du Canada (613-991-3044, www.museeaec.techno-science.ca)

Dès juin, le public est invité à démystifier la technologie de la Station spatiale internationale (SSI), à découvrir son fonctionnement à travers les yeux d'astronautes, certains de ses composants, notamment une toilette spatiale et un vélo d'exercice, ainsi que le rôle du Canada au sein du programme spatial international.

Une foule d'expériences interactives sont offertes, les visiteurs pouvant, entre autres, grimper à l'intérieur de la SSI, essayer un casque de l'espace et prendre des autoportraits à l'intérieur de la coupole de la station spatiale.

Musée canadien de la guerre (1-800-555-5621, www.museedelaguerre.ca)

Depuis la nuit des temps, les gladiateurs fascinent, leur histoire alimentant bien des romans, des films et des jeux d'enfant. Du 13 juin au 7 septembre, le Musée canadien de la guerre accueille l'exposition Les gladiateurs et le Colisée - Mort et gloire, présentée en exclusivité en Amérique du Nord.

Véritables modèles de courage et de prouesse militaire, ces athlètes combattaient souvent jusqu'à la mort pour divertir et inspirer le peuple romain de l'Antiquité. La cinquantaine d'artefacts réunis dans une salle permettra d'en apprendre davantage sur leur vie, l'Empire romain, le Colisée de Rome et le déroulement d'une journée dans l'arène.

On pourra admirer des fragments du Colisée, notamment un siège en marbre marqué d'un graffiti signé par deux spectateurs, un père et son fils, ou encore une tête de crocodile provenant d'une balustrade, ainsi que des armes et armures rares de Pompéi dont, entre autres, des épées et des casques - dignes d'une oeuvre d'art - provenant de l'école des gladiateurs.

Vidéos, panneaux interactifs, photographies géantes, mannequins et activités éducatives viennent enrichir cette exposition qui fera le bonheur des petits et grands, sans oublier la simulation commentée d'un combat de gladiateurs qui aura lieu à la fin d'août.

Musée canadien de la nature (613-566-4700, www.nature.ca)

Jusqu'au 20 septembre, le Musée canadien de la nature convie les visiteurs à une expérience absolument fascinante, celle de Body Worlds: Animaux à corps ouvert, une exposition qui met en lumière les détails anatomiques d'une centaine de spécimens plastinés.

La technique employée pour donner une deuxième «vie» à ces bêtes se nomme la plastination. Inventée en 1977 par l'anatomiste Gunther von Hagens, fondateur de Body Worlds, elle consiste à remplacer les fluides corporels, soit l'eau et les graisses, par des polymères (du silicone, par exemple) qu'on injecte dans les organes, lesquels durcissent au contact d'un gaz. Un travail qui demande rigueur et patience, une équipe de 15 personnes pouvant mettre entre 20 000 et 30 000 heures pour transformer une girafe de cinq mètres ou autres animaux de grande taille.

D'une salle à l'autre, calmar, boeuf, autruche et chameau se côtoient, les corps sans peau laissant voir tous leurs muscles, leurs vaisseaux sanguins, leurs poumons ou encore leurs intestins. Certaines pièces s'apparentent à des oeuvres d'art, notamment toute la série d'animaux dont on a reconstruit les vaisseaux sanguins. L'exposition qui a été présentée en Europe et aux États-Unis devant plus de 40 millions de visiteurs réunit également un jeu-questionnaire, des ateliers, une chasse aux trésors et autres activités qui enrichissent un parcours où science, technologie et art permettent de mieux apprécier l'être vivant.

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