Sources d'étonnements... et de petites questions

L'oeuvre Trésors de hasard.... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'oeuvre Trésors de hasard.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une bouche en «O», peinte à l'acrylique par Jacques Boissinot ou sculptée dans le marbre par André Guindon. Mais aussi une enfant émerveillée à califourchon sur sa monture de carrousel (On tourne de joie, une huile de Denise Guillemette) ou un Clair de lune composé d'une trentaine de pièces d'émail sur cuivre, rassemblées tel un casse-tête par Firmin Falardeau.

L'exposition L'Étonnement, présentement en cours à l'Espace Pierre-Debain, rassemble quelque 50 oeuvres de membres du Conseil des arts d'Aylmer jusqu'au 7 juin.

Or, comme les sources d'é-ton-nement s'avèrent multiples, les manières d'exprimer ce sentiment peuvent elles aussi différer totalement d'un artiste à l'autre.

Ici, on pourrait presque se laisser tenter d'ajouter aux Trésors de hasard de Nathalie Monette, puisque le cadre de sa toile autrement abstraite sert notamment de tablette à divers objets trouvés et bien concrets (billes, morceaux de métal rouillé ou de bois, coquillage, etc.).

Là, on se laisse séduire Mine de rien par l'agencement coloré des retailles et bouts de crayons de bois soigneusement amassés et mis en valeur par Danielle Jean.

Là encore, on est charmé par Pieces of Conley's Creek et la technique d'encaustique appliquée sur les photos Nancy Halpin, dont les nénuphars prennent dès lors des airs évanescents évoquant Monet.

Résultat? Qu'ils aient opté pour le réalisme et le plus abstrait, certains artistes visuels proposent des interprétations nettement plus libres que d'autres du thème de L'Étonnement - parfois au point où le spectateur se questionnera sur le lien à faire avec le sujet. À moins que surprendre le visiteur soit justement le but visé... Toujours est-il que ce sont là les aléas de devoir sélectionner des pièces n'ayant pas nécessairement été créées a priori en fonction d'un sujet spécifique, pour ensuite monter une exposition collective autour d'un titre (trop?) précis.

Ainsi, pour peu que le public se détache de cette notion d'étonnement qui devrait sous-tendre chacune des oeuvres, il pourra prendre plaisir à observer l'impressionnante Tortue de Firmin Falardeau, faite de cuivre recyclé martelé, pour ce qu'elle est. À détailler le travail tout en délicatesse de Diane Bertrand, qui a tissé en laine et soie le Reflet fortuit d'une libellule. À admirer les courbes de Vague que vague, sculptées par Jocelyne Désilets dans la stéatite, ou celles du Capteur de vide, imaginées dans la pyrophylitte rouge par Pierre Tessier.

POUR Y ALLER

Jusqu'au 7 juin

Espace Pierre-Debain

819-685-5033; gatineau.ca/osezladifference

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