Déconstruire l'oeuvre de Colville

Les oeuvres d'Alex Colville sont exposées au Musée... (Courtoisie)

Agrandir

Les oeuvres d'Alex Colville sont exposées au Musée des beaux-arts du Canada jusqu'au 7 septembre.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

«Nous voulons raconter une histoire, celle d'Alex Colville, souligne avec passion le commissaire Andrew Hunter. Ici, il ne s'agit pas d'une rétrospective traditionnelle. Nous avons déconstruit le genre afin de mieux mettre en lumière son oeuvre, comment celle-ci fait écho au cinéma, à notre monde et à d'autres artistes contemporains.»

Cette «déconstuction» a porté fruit puisque plus de 175000 visiteurs se sont empressés au Musée des beaux-arts de l'Ontario, l'automne dernier, un achalandage record pour une exposition canadienne rappelle M. Hunter.

«Alex Colville crée des images précises, sans superflu, explique-t-il. Mais il nous joue des tours. Par exemple, sur sa toile, on peut voir deux personnes qui discutent. En quittant la salle, vous vous dites: 'Attends, il me semble avoir vu autre chose'. En retournant devant le tableau, vous apercevez soudainement un autre élément. Voilà sa grande force, il nous oblige à regarder ses toiles comme si nous faisons partie du récit. On se fait son propre cinéma.»

Né à Toronto en 1920, Alex Colville déménage en Nouvelle-Écosse en 1929. Titulaire d'un baccalauréat en beaux-arts, il épouse Rhoda Wright en 1942, et s'enrôle dans l'armée canadienne. Une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, il enseignera pendant près de 20 ans à la Mount Allison University, avant de prendre sa retraite en 1963 pour peindre à temps plein. Il est décédé en 2013, sept mois après la mort de sa femme.

Acclamée sur la scène internationale, son oeuvre a toutefois soulevé la controverse. «Certains ont voulu le mettre dans une petite boîte et lui accoler une étiquette de provincial, rappelle-t-il. Ailleurs dans le monde, en Chine notamment, il a eu une influence majeure sur toute une génération d'artistes durant les années 1980.»

Plus de 250 tableaux, études, croquis et estampes, - dont 17 oeuvres tirées de la collection du MBAC et plus de 100 dessins préparatoires de la collection de Bibliothèque et Archives du MBAC sont réunis pour offrir un nouveau regard sur son esthétique dans un parcours divisé en cinq sections principales. «Alex Colville est devenu un peintre réaliste parce qu'il a vu les horreurs de la guerre, fait valoir M. Hunter. Il a voulu les montrer telles quelles, sans filtre.

La guerre, sa relation amoureuse avec sa femme, les animaux et le quotidien sont autant de thèmes mis en dialogue avec les films de réalisateurs comme Stanley Kubrick et Wes Anderson ainsi que des oeuvres commandées à des artistes canadiens de la relève.

Ibrisebois@ledroit.com

QUAND? Jusqu'au 7 septembre 2015

OÙ? Musée des beaux-arts du Canada

RENSEIGNEMENTS: www.beaux-arts.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer