Explorer des thèmes par des oeuvres marquantes

Sept en acier, oeuvre réalisée en 1989, huile... (Courtoisie)

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Sept en acier, oeuvre réalisée en 1989, huile sur acier et érable.

Courtoisie

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«Pour ce type d'exposition, tout commence avec l'espace, explique Rhiannon Vogl, conservatrice associée de l'art contemporain au Musée des beaux-arts du Canada. Je dispose de quelques de murs, je ne peux pas les surcharger. Je tente toujours de trouver une pièce forte, évocatrice, qui arrive à s'imposer d'elle-même et ce, en dehors de l'oeuvre entière de l'artiste.

La commissaire a donc sélectionné des oeuvres marquantes pour mieux rendre hommage aux lauréats des Prix du Gouverneur général en arts visuels et arts médiatiques 2015. «Ces artistes ont exploré des thèmes comme la mortalité, la vie, la biotechnologie, tant sur le plan physique, métaphorique que technologique, souligne-t-elle.

Née à Winnipeg, l'artiste en nouveaux médias Reva Stone met en lumière depuis 30 ans la relation complexe que nous entretenons avec la technologie, démarche qui prend vie dans Expression imaginaire, une épreuve en jet numérisé sur papier. Le Torontois Paul McClure présente quant à lui une série de bijoux - broches, bagues et pendentifs - qui s'inspirent du Moyen Âge. Ses créations prennent la forme de cellules ou de virus, celle-ci étant grossie et magnifiée pour nous en faire voir toute la beauté.

Né au Manitoba, Robert Houle a joué un rôle marquant dans la revalorisation du patrimoine autochtone.

«Sept en acier fait écho aux sept nations autochtones disparues et au Groupe des Sept, fait-elle valoir. À travers cette oeuvre, il a cherché à se réapproprier son histoire.» Béothuks, Mohicans, Natchez, Neutres, Timucua, Tobacco et Yamasee sont tous représentés par une couleur monochrome distincte dans une fresque monumentale faisant près de 131 mètres.

La langue française étant au coeur des compositions musicales, littéraires et artistiques du Montréalais Robert Racine, il présente ici un extrait d'une oeuvre fascinante, réalisée entre 1980 et 1994. Dans Pages-miroirs/Exposition, l'artiste a déconstruit Le Petit Robert et découpé 55000 mots des 2130 pages du dictionnaire pour «créer un son propre lexique, son propre code du langage, un peu à l'image d'une partition musicale», souligne Mme Vogl. Montées sur miroirs et encadrées, les pages hypnotisent, le travail étant d'une minutie d'orfèvre.

Les visiteurs pourront aussi voir les réalisations de l'artiste en arts visuels Micah Lexier, de l'artiste en arts médiatiques Rafael Lozano-Hemmer et de la peintre Sandra Meigs. La contribution exceptionnelle de la conservatrice montréalaise Louise Déry est également soulignée, celle-ci ayant fait rayonner l'art canadien partout dans le monde et produit plus de 80 publications.

«Avec cette exposition, les visiteurs auront une meilleure compréhension de l'être humain et de son humanité, renchérit-elle. Tout au long de leur carrière, ces artistes ont cherché à comprendre la place que nous occupons dans le monde. Le public pourra témoigner d'une diversité de démarches individuelles qui, au final, tendent vers un même objectif.»

Où : Musée des beaux-arts du Canada

Quand : 9 avril au 30 août 2015

Renseignements : www.beaux-arts.ca

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