Lever de rideau sur Scène Ontario

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Les arts visuels constituent un volet important de la manifestation. Une tournée en bus sera organisée le 3 mai pour découvrir gratuitement les lieux d'exposition partenaire. Parmi eux, la Galerie d'art d'Ottawa ainsi que la section Âjagemô (photo), sise au Conseil des arts du Canada, où les oeuvres exposées (oeuvres de Jeff Thomas, ci-haut) proviendront d'artistes ontariens.

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La série de biennales consacrée aux provinces et territoires canadiens s'achèvera par l'Ontario lors d'un grand festival multidisciplinaire organisé au printemps par le CNA.

Initialement prévu le 28 avril, Scène Ontario sera officiellement lancé un jour plus tard «pour raisons de conflits d'horaire avec l'un des artistes», précise la directrice générale Heather Moore. Du 29 avril au 10 mai, donc, 600 artistes établis et émergents de l'Ontario sont attendus dans différents centres culturels d'Ottawa-Gatineau, galeries, théâtres et cinémas. La programmation complète sera dévoilée plus tard aujourd'hui.

Après avoir proposé Scène Colombie-Britannique en 2009, Scène des Prairies en 2011 et Scène du Nord en 2013, le thème ultime de la série paraîtra peut-être moins exotique aux festivaliers de la région. «Mais je suis certaine qu'il reste beaucoup d'artistes ontariens à leur faire découvrir», se défend la productrice de l'événement. Exemple à l'appui avec l'orchestre Kitchener-Waterloo Symphony et son exploration musicale aux frontières de la science, en partenariat avec L'Institut d'informatique quantique de l'Université de Waterloo. Le concert accompagné de vidéo et d'une narration sera proposé au CNA le 3 mai... en anglais uniquement, précise la directrice. Positionnement paradoxal, pour un festival qui se targue justement de vouloir amener le public (tous les publics?) à découvrir de nouveaux artistes.

Côté francophone, on retrouvera des noms bien connus dans la région, Anne-Marie White dans Labgestes 15, une soirée poético-musicale dans la veine du précédent Love is in the Birds: une soirée francophone sans boule disco (Maxwell's Bistro, le 5 mai). Mais aussi, le Théâtre de la Catapulte avec la création Cinéma écrite par Mishka Lavigne (du 29 avril au 2 mai), ou encore La Vieille 17 pour le spectacle jeune public Petites Bûches (8et 9 mai, à l'Université d'Ottawa). Seule compagnie francophone «visiteuse», le Théâtre La Tangente venu de Toronto présentera Americandream.ca partiei(30 avril et 1ermai, au Centre des arts Shenkman).

Arts visuels

Les arts visuels constituent un volet important de la manifestation, laquelle ralliera de nombreuses galeries à sa cause. Une tournée en bus sera même organisée le 3 mai pour découvrir gratuitement, en un après-midi, ces lieux d'exposition partenaires. Parmi eux, citons la Galerie d'art d'Ottawa ainsi que la section Âjagemô, sise au Conseil des arts du Canada, où les oeuvres exposées proviendront d'artistes ontariens.

La programmation musicale marie routiers de la scène et nouvelles pousses, Daniel Lanois et Basia Bulat accompagnés de l'orchestre du CNA (30 avril), Ron Sexsmith et Alejandra Ribera (9 mai), Matthew Barber et Jadea Kelly (2 mai), notamment.

Exceptionnellement, le Gala des prix Trille Or 2015, ainsi que le Cerle Socan, qui soulignent la création musicale de la francophonie de l'Ontario et de l'Ouest canadien s'inscriront aussi dans les activités de Scène Ontario.

«Nous espérons ainsi amener le public anglophone qui fréquente le CNA à découvrir ces artistes», poursuit Heather Moore.

En danse, le grand écart touche aussi bien Les aventures d'Alice au pays des merveilles, du Ballet national du Canada (9au 12 avril), que le groupe ottavien Propeller Dance et ses interprètes en situation de handicap (8et 9 mai), la compagnie locale ODD ou le chorégraphe Tedd Robinson.

Dans ce «portrait vivant, audacieux et éclectique de l'Ontario d'aujourd'hui» que se targue de véhiculer la biennale, on se demande toutefois quelle est la valeur ajoutée pour le spectateur francophone, où sont les passerelles linguistiques pour encourager les publics francophone et anglophone à fréquenter les spectacles de «l'autre solitude»?

«Nous y penserons pour l'organisation de Scène Canada en 2017», promet la productrice et directrice générale Heather Moore.

Mcucchi@ledroit.com

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