Nature morte et portrait revisités

Le Petit Déjeuner et The Beekeeper.... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le Petit Déjeuner et The Beekeeper.

Etienne Ranger, LeDroit

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Un premier constat nous saute aux yeux, à observer les plus récents tableaux de Katherine McNenly: l'artiste quarantenaire peint assurément à contre-courant.

La peintre d'Almonte, village situé au sud-ouest d'Ottawa, revisite principalement la nature morte, un genre qui a connu son véritable essor au xviie siècle, à l'ère moderne, Katherine McNenly le fait avec tantôt une touche de mélancolie, tantôt un parti pris contemporain, qui font de ses tableaux des oeuvres saisissantes de réalisme.

Tout, dans la composition de la vingtaine de natures mortes exposées à la galerie Cube en ce moment, renvoie à une étude approfondie des formes et de la lumière: des oranges se mirant dans une théière aux aubergines dont les reflets lustrés trompent l'oeil et font presque croire à une photographie, en passant par deux courges aux courbes surprenantes et inspirantes, évoquant la grâce de cygnes de manière plutôt inattendue.

Entre ses toiles de facture plus traditionnelle, voire conventionnelle, incluant fleurs, pommes et citrons, Le Petit Déjeuner, avec sa cafetière Bodum et son pot de confitures (aux framboises, peut-on clairement lire) Bonne Maman, tranche par son aspect beaucoup plus moderne. Idem pour Les Rythmes de Robert, où quelques instruments de musique (ou parties d'une batterie) côtoient des pochettes de vinyles de jazz sur une table.

Regards nostalgiques

Katherine McNenly donne aussi dans le portrait. Cinq sont accrochés sur les murs de la galerie de la rue Wellington Ouest: ils sont tous empreints d'une indéniable et touchante nostalgie passant par les regards des femmes peintes.

Blue Winter porte bien son titre, et renvoie avec éloquence au blues hivernal, par la pose de son modèle, ses yeux semblant fixer le vide devant elle et, bien sûr, le bleu céruléen de son manteau de laine.

Le visiteur s'émouvra aussi devant cette apicultrice (The Beekeeper) aux longues nattes de cheveux blancs: il y a, chez cette femme superbe, un port de tête altier et une attitude triste à la fois qui lui donnent une poignante humanité.

Pour y aller >

  • OÙ? Galerie Cube
  • QUAND? Jusqu'au 2 novembre
  • RENSEIGNEMENTS: 613-728-2111 ; www.cubegallery.ca
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