La Hongrie s'invite à Gatineau...

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L'oeuvre In Response to Time, de l'artiste Geza... (Étienne Ranger, LeDroit)

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L'oeuvre In Response to Time, de l'artiste Geza Hermann.

Étienne Ranger, LeDroit

Maud Cucchi

Maud Cucchi
Le Droit

Jusqu'au 19 août, la Hongrie s'invite à la Galerie Montcalm de Gatineau. Re: Insitu propose un autre regard sur la culture de ce pays, via le travail d'une quarantaine d'artistes canadiens d'origine hongroise.

Le titre de l'exposition fait référence «à des oeuvres élaborées à même des espaces ou des endroits spécifiques, ou des oeuvres prévues pour des lieux ou des emplacements spécifiques». Or, c'est bien de territoires perdus et (re)trouvés, de déracinement et d'adoption dont il est question parmi le travail exposé des 40 immigrants réfugiés et/ou de leurs descendants.

L'idée de présenter de tels artistes, tous professionnels et issus de la diaspora, a vu le jour en 2006, quand le président de la République de Hongrie est venu remercier officiellement le Canada de l'accueil de plus de 38000 Hongrois à la suite de la Révolution. Constatant, avec regret, la perte pour son pays d'une grande partie de son vivier de créateurs, il convia le Regroupement des artistes canadiens hongrois (RACH) à faire connaître le travail de ses membres dans les musées hongrois.

«Quarante artistes in vivo qui retournent en même temps aux endroits mêmes de leurs origines engendrent une situation délicate où le but de mettre en commun peut devenir plus intéressé qu'autre chose et peut n'être qu'un prétexte à l'amertume, amertume née d'un temps de désespoir», écrit l'artiste expérimental Istvan Kantor, en note d'intention de la manifestation. À l'instar de bien d'autres confrères et concitoyens, il se considère plutôt comme un «réfugié universel», attaché à aucun endroit.

À la lisière de la rencontre avec le lieu de résidence et la terre d'adoption, l'exposition met en lumière le dynamisme, la force et la diversité d'expressions d'artistes canado-hongrois contemporains.

Il ne faudra pas s'attendre à y voir des rues de Budapest, les berges du Danube, ni des scènes d'un quotidien lointain. La mémoire du pays est le véritable canevas de l'exposition: la technique du collage, souvent utilisée, rappelle combien le souvenir est affaire de recomposition.

POUR Y ALLER

OÙ? Galerie Montcalm

QUAND? Jusqu'au 19août

RENSEIGNEMENTS? 819-595-7488

Plus de détails dans LeDroit du 23 juin 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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