De l'oubli collectif de notre ruralité

L'artiste pluridisciplinaire Marie-Ève Martel interpelle la mémoire du... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

L'artiste pluridisciplinaire Marie-Ève Martel interpelle la mémoire du public, en s'interrogeant sur la place  que le monde rural occupe aujourd'hui dans nos sociétés.

Étienne Ranger, LeDroit

Des granges.

L'une, bucolique avec sa toiture d'un bleu pimpant et traditionnel, semble sur le point de se démembrer et de sombrer dans un inconnu à saveur d'oubli, du haut de sa falaise, comme emportée par le courant, et rappelle les montres «coulantes» de Dali.

L'autre, avec ses pierres et son armature de bois à découvert se détachant sur une colline verdoyante et à défricher, fait un peu penser aux maisons des Vikings.

L'une, blanche et lumineuse, fait figure d'irréductible entre une raffinerie et son pipeline qui l'entoure, tandis que des grues fantomatiques planent au-dessus d'elle, incarnant soit l'inéluctable menace de la destruction, soit la victoire sur cette dernière.

L'autre, juxtaposée à d'imposantes maisons neuves aux garages doubles, rappelle que la campagne d'hier est devenue la banlieue d'aujourd'hui. Une banlieue souvent uniformisée, standardisée, semble regretter l'artiste.

Par son exposition Éclipse agricole, présentée depuis hier à la Maison de la culture de Gatineau, Marie-Ève Martel fait de toutes ces granges autant de symboles du déclin de l'agriculture à dimension humaine. Un déclin découlant autant de l'expansion urbaine qui gagne de plus en plus de terrain sur le milieu rural, que des nombreuses transformations qui ont vu les petites fermes d'antan devenir de véritables exploitations agricoles.

Plus de détails dans LeDroit du 4 février 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer