Le fragile asile de la planète homosexuelle

Étant lui-même homosexuel, le réalisateur acadien Paul-Émile d'Entremont,... (Courtoisie, Glenn Walton)

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Étant lui-même homosexuel, le réalisateur acadien Paul-Émile d'Entremont, qui signe le documentaire Une dernière chance, ne se cache pas d'avoir fait un «film militant».

Courtoisie, Glenn Walton

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Pour souligner la Journée internationale des droits de l'Homme, lundi prochain, l'ONF met en ligne gratuitement, pendant trois jours, Une dernière chance, un documentaire du réalisateur acadien Paul Émile d'Entremont qui se penche sur la difficile condition des minorités sexuelles dans certains pays du monde, et de la tradition canadienne en ce qui concerne l'accueil des demandes d'asile motivées par l'impossibilité de vivre sereinement leur homosexualité dans leur pays d'origine.

Le documentaire pourra être visionné en ligne, sans frais, vendredi, samedi et dimanche, sur le site onf.ca/dernierechance. Il sera ensuite disponible au téléchargement, à l'achat et à la location.

Par son cinquième documentaire, M.d'Entremont a posé pendant trois ans sa caméra sur le parcours - et le destin en suspens, car le processus est long - de plusieurs homosexuels, hommes et femmes, qui vivent dans l'attente d'une réponse à leur demande de statut de réfugié au Canada. Il braque aussi sa lentille sur la réputation internationale du Canada, en tant que terre d'accueil où l'on reconnaît et défend les droits des minorités sexuelles.

Film militant

C'est cette image fantasmatique projetée là où l'homosexualité est encore vue comme un délit, voire une maladie contagieuse, qui a poussé Trudi, Carlos, Jennifer, Zaki et Alvaro, à quitter qui la Jamaïque, qui la Bolivie, le Liban, l'Égypte ou la Jordanie, après de longues années d'isolement social, de rejet familial, de silence et de honte. Voire le viol «correctif» ou l'incarcération sommaire dans certains cas.

M.d'Entremont, qui est réalisateur pour la télévision de Radio-Canada et RDI à Halifax, est lui-même homosexuel, et ne se cache pas d'avoir fait un «film militant». Le cinéaste en profite d'ailleurs pour se demander combien de temps son pays sera à la hauteur de ses «promesses»et de ses engagements internationaux à ne pas reconduire aux frontières quiconque est susceptible de retourner à une situation de persécution. Car, pendant le tournage, l'ombre d'un projet de loi visant à changer la loi (le C-31, finalement effectif, puisqu'il a reçu la sanction royale en juin dernier) plane sur le processus d'évaluation des demandes.

Plus de détails dans LeDroit du 5 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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