Ima était de passage à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau avec plein de chansons dans ses bagages. On a vu et entendu une artiste habile sur la scène et capable de maintenir une cadence tantôt effrénée tantôt un peu mollo. Ballades, rythmes latins, rock, soul et disco. Peu importe le genre, le public a répondu avec entrain à l'invitation de la chanteuse.
Pas obligé d'apprécier son genre pour reconnaître le talent qui habite cette artiste. La scène n'a définitivement pas de secret pour elle. La voici, pieds nus, dans un décor épuré où une quinzaine de lanternes chinoises descendent du plafond. On y a aussi suspendu l'incontournable boule disco rendue célèbre avec le film La fièvre du samedi soir et une balançoire.
Sa musique n'a rien de spécial. Le genre entendu à satiété sur les ondes hertziennes et qui ne plaît pas à tous et à toutes. Sa pop est édulcorée, très structurée et formatée au possible. Où le risque est inexistant. En réalité, tout est là pour lui inspirer confiance sur scène.
Il n'y a pas de mal à cela. Surtout si c'est bien fait dans la majeure partie des cas. Le public avait des attentes et elle a semblé les avoir comblées.
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