La crainte de l'écriture

«L'écriture, c'est ma plus grande crainte», avoue l'actrice... (Jessica Garneau, La Tribune)

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«L'écriture, c'est ma plus grande crainte», avoue l'actrice et animatrice Sonia Vachon.

Jessica Garneau, La Tribune

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

SHERBROOKE - Verra-t-on dans quelques années une série télé, un film ou une émission de divertissement signés Sonia Vachon ? Voilà plusieurs années que l'actrice et animatrice de radio a des idées qui lui trottent dans la tête. Et comme 2017 est une année plus tranquille professionnellement (la série Complexe G s'est terminée et le tournage des Pays d'en haut, où elle reviendra à nouveau en tant que Victorine, s'achève déjà), pourquoi ne pas en profiter pour tenter de concrétiser ces projets ?

« Cela fait une dizaine d'années que j'en parle avec mes amis, ma famille, mon agente, qui me disent tous : "Envoye ! Envoye ! Envoye !" Alors là, je le dis publiquement... pour me mettre un peu de pression. Il faut juste que j'arrête d'avoir peut et de me dire qui je suis, moi ? L'écriture, c'est ma plus grande crainte. »

« Mais comme quelqu'un m'a dit récemment, si tu as le goût de raconter ton histoire, raconte-la. Alors j'arrête de niaiser. Peut-être que ça ne marchera pas, mais je ne le saurai pas si je n'essaie pas », conclut l'actrice, qui a quand même d'autres projets sur la table pour les mois à venir, mais dont elle ne peut parler pour l'instant.

Impromptu

Son seul autre projet annoncé est la pièce de théâtre Impromptu, qui sera présentée dès mars prochain au Théâtre du Rideau Vert. Elle jouera la duchesse Claudette D'Antan dans cette comédie adaptée du scénario du film éponyme, signé Sarah Kernochan et paru en 1991. Son personnage recevra chez elle pendant un mois Franz Liszt, Frédéric Chopin, Eugène Delacroix, Alfred de Musset et George Sand, cette dernière suscitant de nombreux quiproquos amoureux.

Entre-temps, De père en flic 2 s'avère le quatrième film d'Émile Gaudreault dans lequel joue Sonia Vachon, après avoir incarné Michelle dans Nuit de noces (2001), Manon dans Le Sens de l'humour (2011) et Madame Turcotte dans Le vrai du faux (2014). Cette friande de cinéma (elle aimerait d'ailleurs en faire davantage) a tout de suite accepté lorsque le réalisateur lui a confié qu'il avait écrit un rôle pour elle.

« Quand un scénariste ou un auteur te dit qu'il a créé un personnage en pensant à toi, c'est vraiment formidable. C'est rare que ça nous arrive. Mais Émile avait peur que je dise non parce que c'était un rôle de lesbienne. Mais je n'ai pas hésité une seconde : "C'est beau ! C'est beau ! J'embarque !" »

Elle s'est toutefois préparée avec délicatesse, car Suzanne est très stéréotypée. Elle a une attitude très masculine, contrairement à sa conjointe Marie-Claude, jouée par Hélène Bourgeois-Leclerc. « J'ai fait attention pour que ça ne blesse personne. En même temps, le personnage était écrit comme ça et des femmes homosexuelles plus masculines, ça existe », ajoute celle qui a surtout observé l'attitude des hommes pour établir la carrure du personnage.

« Nous avons travaillé fort avec Émile et Hélène, et la chimie s'est installée. Suzanne et Marie-Claude, c'est un couple qui va bien, qui s'aime, mais qui a un petit souci de libido. » 

Du tournage dans les Laurentides, Sonia Vachon ne conserve que de bons souvenirs, que ce soient les paysages spectaculaires - « la première journée où nous avons tourné les 14 ensemble, nous étions au sommet d'une montagne ! » - la camaraderie sur le plateau ou les petits accrocs de tournage.

« La seule journée où il ne pouvait pas pleuvoir est la seule où il a plu. Et d'aplomb ! Mais l'équipe des costumes a réussi à trouver des imperméables à tout le monde, sans costumier à portée de main. Et moi, je suis une admiratrice du travail des autres. Je me souviens exactement où j'étais quand Michel et Louis-José ont tourné la fameuse scène dans ma main. Faut le faire ! Parfois, je trouve qu'on sous-estime tout le travail derrière l'humour. C'est énormément de rigueur et de répétition. »

« Mais tout ça s'est fait dans un plaisir extraordinaire ! Émile est un réalisateur d'un grand calme et d'une grande ouverture. Et le fait de vivre plusieurs jours ensemble à l'extérieur de Montréal a créé une complicité qui a permis d'ajouter plein de petites affaires au film. Et moi, mon coeur bat pour l'humour. J'ai le sentiment de faire un beau cadeau aux gens. »




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