Lancement du Bluesfest: flegme et flamme patriotiques

Toby Keith a lancé le Bluesfest avec ses... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Toby Keith a lancé le Bluesfest avec ses airs de country américain.

Etienne Ranger, Le Droit

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Du blues, un peu, des artistes rassembleurs, beaucoup, mais de la pluie, pas du tout !

S'il existe un événement à la fois hautement fréquentable, l'été, particulièrement propice aux découvertes musicales sur fond de fête gigantesque, alors le Bluesfest en fait indubitablement partie. Ou comment passer du blues barbu de Bill Durst à un stand de tresses gracieusement proposé par les élèves en coiffure de l'Ottawa Academy, non sans avoir joué une partie de tennis de table en apéritif. Et toujours, fidèle d'entre les fidèles, l'immanquable coucher de soleil sur la rivière des Outaouais en véritable première partie de la tête d'affiche : au jour Un, jeudi soir, le chanteur américain de country Toby Keith. 

Abondance de biens ne nuit pas. Si l'on s'en remet au bon sens populaire, on ne peut que se féliciter de l'avalanche d'activités que le festival propose, en disséminant, année après année, quelques nouveautés : pour le cru 2017, ce sera une grande roue jouxtant la scène Bluesville. À 2 $ la prise de hauteur, la file d'attente s'étire à vue d'oeil.   

Avec 22 éditions au compteur, le public ottavien semble avoir adhéré à la programmation, d'autant qu'au fil des ans s'est imposée une clientèle d'esthètes de plus en plus jeunes, portant le rendez-vous au pinacle.    

Viva America ! 

Qu'importe, après tout, que Toby Keith ait été l'un des rares artistes à accepter de chanter devant Donald Trump, la veille de sa prestation de serment. Ou qu'il se soit produit en Arabie saoudite pour un concert exclusivement réservé aux hommes, lors du premier déplacement à l'étranger du président américain. 

Sans complexe, sans lésiner non plus sur la fibre patriotique en chansons et projections vidéo (saturées de Ford, familles et fermes), Toby Keith a présidé la soirée d'ouverture sous le drapeau de l'Amérique profonde et festive : Haven't had a drink all day a réveillé les Plaines LeBreton grâce à une section de cuivres bien calibrée, avant d'enchaîner d'une seule traite par American Ride et Made in America

Sur scène, rares furent les regards qui filtrèrent à travers son chapeau de cowboy : « Nous donnons tellement de concerts, je ne me souviens plus très bien de la dernière fois que je suis venu, mais ça devait faire 150 ans au moins ! » a-t-il lancé à la foule, en levant son verre à « Ontario ». 

Ses chansons ne s'embarrassent d'aucune formalité : Whiskey Girl, I love this bar accompagnent ton sur ton la bière coulant à flots parmi les spectateurs. Une chanson pour honorer les militaires canadiens, une autre pour proclamer que le monde aurait besoin de plus de cowboys. À la sauce country, le message aurait même l'air plus digeste...

« J'aime son sens de la fête, ses bonnes vibrations », nous criera l'un de ses fans entre deux chansons. Avant d'ajouter : « mais ça reste très personnel. » Yee-haa ! 

Le festival se poursuit vendredi en compagnie de Melissa Etheridge (19 h), Madeline Merlo (20 h 30) et Justin Moore (21 h 30) entre autres.      

POUR Y ALLER :

Quand ? Jusqu'au 16 juillet

Où ? Plaines LeBreton

Renseignements ? https://www.ottawabluesfest.ca/




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