Simone Veil est décédée

Simone Veil en 2007... (Archives, Agence France-Presse)

Agrandir

Simone Veil en 2007

Archives, Agence France-Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse

(Paris) Grande figure de la vie politique en France, survivante de la Shoah, européenne et féministe convaincue, Simone Veil, qui avait porté la loi légalisant l'avortement dans le pays en 1974, est décédée vendredi à 89 ans.

« Ma mère est morte ce matin à son domicile. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet », a annoncé à l'AFP l'avocat Jean Veil, fils de cette centriste historique attachée aux valeurs morales et républicaines.

Une cérémonie d'obsèques officielles, présidée par Emmanuel Macron, se tiendra mercredi à Paris.

Mme Veil s'était notamment illustrée en faisant voter en 1974 la loi portant son nom sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Elle était alors ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing.

Son difficile combat pour faire adopter cette loi - contre une partie de la droite - a fait d'elle, pour longtemps, la personnalité politique la plus populaire de France.

Née le 13 juillet 1927 à Nice (sud-est), fille d'un architecte, Simone Veil est une rescapée des camps de la mort, où elle avait été déportée à 16 ans. Elle avait rencontré à l'Institut d'études politiques de Paris (« Sciences Po ») son futur mari Antoine Veil, décédé en 2013.

Elle a été la présidente du premier Parlement européen élu au suffrage universel, et membre du Conseil constitutionnel de 1998 à 2007.

Son décès a suscité une pluie de réactions unanimes en France, dans la classe politique comme dans la société civile.

« Puisse son exemple inspirer nos compatriotes, qui y trouveront le meilleur de la France », a déclaré le président Emmanuel Macron sur Twitter.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer