Apprendre et interagir avec l'histoire

Le nouvel espace Nos histoires du Musée des... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Le nouvel espace Nos histoires du Musée des beaux-arts du Canada.

Étienne Ranger, Le Droit

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Pouvoir toucher la reproduction en 3D et en format réduit d'un tableau de Tom Thomson pour en ressentir les textures du bout des doigts. Se (faire) prendre en photo dans le décor ayant servi à celui de la famille Woolsey, réalisé en 1809, soit à une époque où il fallait poser plus que quelques secondes quand on voulait un portrait de famille. Ou tenter de peindre sur iPad un paysage digne du Groupe des Sept. Le nouvel espace Nos histoires du Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), qui sera accessible à compter de ce jeudi aux visiteurs, se veut une aire tout aussi interactive que didactique.

« Nous avons développé un lieu qui permet au public de faire des liens avec nos différentes expositions et oeuvres. Nous voulons leur offrir des outils qui permettront aux gens de mieux apprécier leur visite par la suite », soutient Gary Goodacre, chef, Éducation et programmes publics du Musée.

Dans une des salles, autour d'une table circulaire où 13 oeuvres d'artistes sont mises en lien avec les provinces et territoires dont ils sont issus, Nos histoires présente une fresque chronologique. Faisant des parallèles entre événements historiques et créations artistiques au fil des ans au pays sans être trop dense, la ligne du temps offre une solide base d'informations et de matière à réflexion.

Or, c'est sûrement le « studio » où les artistes en herbe pourront s'installer devant un iPad et l'image d'un pin du parc Algonquin projetée devant eux, pour s'inspirer et « peindre » un paysage à la manière du Groupe des Sept, qui risque le plus de capter l'attention, voire de créer une zone d'engorgement. 

Seulement six personnes à la fois auront la possibilité de faire valoir leur talent (et de sauvegarder leur oeuvre). Trois vidéos distinctes (incluant celles tournées au domaine MacKenzie King et sur les rives du lac Pink, en plus de celle du parc Algonquin) seront projetés sur le mur et serviront de modèles. À l'instar du salon des Woolsey (qui sert à illustrer ce qu'est une composition pyramidale, entre autres), cet espace donnera l'occasion aux gens d'en apprendre un peu plus sur les notions d'échelle, de ligne d'horizon, de point de fuite, etc., et d'ainsi se familiariser avec le vocabulaire propre aux arts visuels.

Un peu plus loin, le directeur général du MBAC, Marc Mayer, déboulonne pour sa part cinq idées reçues au sujet de l'art (celle voulant que l'art doit être beau ou encore qu'il exige de l'habileté, par exemple) dans une vidéo de sept minutes, présentée en alternance dans les deux langues officielles.

Le parcours de Nos histoires se conclut par un petit quiz intitulé À chacun son art. À partir de quelques questions à choix de réponses (couleur préférée ? activité qui vous détend ? etc.), l'ordinateur associe à chaque participant une oeuvre de la collection de l'institution en fonction de ses réponses. À défaut de pouvoir repartir chez soi avec ladite oeuvre, il est toujours possible de se faire indiquer sur le plan des salles où elle est exposée dans le Musée pour aller la voir, le temps d'un tête-à-tête.




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